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Kudermetova financée par l’armée russe et privée de Wimbledon ? Elle répond : « Je n’ai pas de contrat avec eux, je ne reçois pas de salaire d’eux, pour le moment, nous sommes séparés »

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Tennis - Roland Garros 2022 -

13e joueuse mondiale et toujours en lice sur le WTA 1000 de Madrid où elle affron­tera Jessica Pegula en quarts de finale ce mercredi, Veronika Kudermetova est dans la tourmente.

En effet, la joueuse russe a été épin­glée par la fédé­ra­tion ukrai­nienne de tennis à cause de ses liens étroits avec le club multi­sports du CSKA Moscou, un club dépen­dant de l’armée russe et du minis­tère de la Défense. La FUT demande donc que ces athlètes liés au CSKA soient inter­dits de compé­ti­tion inter­na­tio­nale en raison de la guerre en Ukraine comme cela a notam­ment été le cas avec l’équipe de judo récemment.

Interrogée à ce propos en confé­rence de presse dans la capi­tale espa­gnole, Kudermetova a affirmé ne plus être financée par « l’équipe de l’Armée rouge ». « Quand j’étais jeune, je m’en­traî­nais là‐bas », a déclaré Kudermetova, cité par BBC Sport, aux jour­na­listes à Madrid. « C’était mon club de tennis – quand j’étais à Moscou, je m’en­traî­nais là‐bas, mais pour le moment je ne m’en­traîne pas là‐bas. Je n’ai pas de contrat avec eux, je ne reçois pas de salaire d’eux – pour le moment, nous sommes séparés. »

De plus, Kudermetova continue de jouer en portant le logo de son sponsor Tatneft. Une société pétro­lière et gazière russe qui a été sanc­tionnée par l’Union euro­péenne pour avoir fourni l’armée russe. Si elle est actuel­le­ment auto­risée à le faire sur le circuit WTA, elle devra forcé­ment l’en­lever à Wimbledon qui n’a cessé de rappeler qu’il était interdit aux joueurs de montrer leur soutien au régime russe. 

« Pour le moment, je n’en­freins aucune règle. Pour Wimbledon, oui, je sais que nous ne sommes pas auto­risés à porter des badges de notre pays. Je suis d’ac­cord avec ça, mais pour le moment je peux porter ce badge. Si je veux jouer à Wimbledon, je dois enlever le badge », a déclaré la joueuse de 26 ans. 

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.