Accueil WTA WTA - Madrid

Marta Kostyuk, 60e mondiale : « Il y a des moments où je me demande pour­quoi je vis »

4349

Très touchée et logi­que­ment impactée par la guerre en cours dans son pays, l’Ukrainienne Marta Kostyuk a livré un témoi­gnage boule­ver­sant à CNN. La 60e joueuse mondiale, âgée seule­ment de 19 ans, raconte le cauchemar qu’elle vit depuis le début du conflit, fin février, et révèle les pensées sombres qui lui traversent parfois l’esprit. 

« Ces dernières heures, le père d’un ami tennisman est mort et sa maison est tota­le­ment détruite. Je ne peux pas décrire ce que je ressens. Cela fait deux mois (que la guerre a commencé, ndlr) et j’ai connu des hauts et des bas. Les deux premières semaines ont été horribles, mais avec le temps, j’es­saie de m’y faire. Il y a quelques semaines, j’ai commencé à travailler avec un psycho­logue, ce qui m’aide énor­mé­ment, car j’en étais arrivé à un point où j’avais des pensées très sombres. Je ne veux pas verba­liser ce que vous pouvez déjà imaginer. C’est horrible de voir que l’enfer dans mon pays ne s’ar­rête pas et que je ne sais pas ce qui va se passer ensuite. Cela me rend très impuis­sante de sentir que je ne peux rien faire et il y a des moments où je me demande pour­quoi je vis, à quoi sert ma vie, ce que je devrais en faire », s’est confiée Kostyuk, qui trouve malgré tout la force de conti­nuer de jouer au tennis. 

Elle va affronter Emma Raducanu au 2e tour à Madrid dimanche. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.