Na Li retrouve Caroline Wozniacki ce soir en quart de finale à Miami. Une opposition aux enjeux multiples qui mettra aux prises deux filles qui n’ont pas grand‐chose en commun. A part une grosse envie de bousculer la hiérarchie. Chacune à leur niveau.
Elles n’auront qu’une idée en tête. S’allier au vent de Miami pour avancer jusqu’en demi‐finale. Ce vent que Na Li a en poupe depuis quelques mois. Celui‐là même qui peine à dissiper les doutes entourant Caroline Wozniacki. Au‐delà de leurs affinités avec Éole, tout semble opposer les deux joueuses. La Chinoise est sur la pente ascendante et semble plus sereine que jamais. Elle a gagné l’Open d’Australie, sort d’une demi‐finale à Indian Wells et ne peut s’empêcher de regarder vers une première place mondiale pour l’instant inaccessible. Na Li sait qu’il lui faudra un petit miracle et beaucoup de temps pour déboulonner Serena Williams. Or, à 32 ans, elle ne bénéficie pas d’une marge inépuisable.
Trop haut, trop vite
Caroline Wozniacki, elle, ne s’est jamais questionnée en regardant s’écouler le sablier. Numéro un mondiale à 20 ans, elle a récemment avoué n’avoir « jamais connu l’adversité » avant sa période faste. Comme si elle était née avec une raquette en argent dans les mains. Sauf qu’aujourd’hui, elle en fait les frais. Et voilà que les questions la rattrapent et lui ruinent le mental. Incapable de gérer ses premiers échecs, elle consume les coachs depuis deux ans. Ricardo Sanchez, Thomas Johansson, Thomas Hogstedt, Michael Mortensen, tous ont été écartés au profit d’un retour dans le bouillant giron paternel. Comme au bon vieux temps. Tout le contraire de la Chinoise dont la collaboration avec Carlos Rodriguez s’inscrit clairement dans la durée. A tel point que les deux gifles que Wozniacki vient d’administrer à Sloane Stephens et Varvara Lepchenko semblent sorties de nulle part. Deux petits jeux concédés en quatre sets et le droit d’y croire à nouveau. Même face à Na Li.
Avantage Na Li
C’est peut‐être ça qu’il lui manque à la Danoise. Un peu de Na Li. Une progression régulière, quasi‐linéaire, un staff stable, de la patience… Malgré des styles de jeu qui présentent quelques similitudes, ce sont deux modèles qui s’affrontent ce soir. Sur son niveau actuel, la Chinoise semble supérieure à n’importe quelle Wozniacki. Difficile d’imaginer que le retour aux affaires de papa Piotr constitue un électrochoc suffisant pour faire tomber la tête de série numéro deux. Na Li mène d’ailleurs 3–2 dans les confrontations directes. La dernière fois, à Tokyo en 2012, Wozniacki avait pourtant gagné après 2h30 de combat. Ça ne fait que 18 mois. Mais à l’échelle d’un sablier, il semble loin le bon vieux temps.
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Publié le mercredi 26 mars 2014 à 20:00



