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Serena, que ton règne revienne

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Serena Williams fait son entrée ce soir du côté de Miami. Sa première apparition depuis une élimination prématurée à Dubaï. Après une domination insolente en 2013, sa situation actuelle interroge. Moins sereine, l’Américaine peut‐elle redevenir une joueuse normale ? Premier élément de réponse en Floride.

Difficile de parler de « nouveau départ » lorsqu’on évoque une fille qui vient de boucler sa 179ème semaine au sommet du clas­se­ment WTA. Pourtant, cette saison, Serena Williams, n’affiche pas le port altier des impé­ra­trices intou­chables. Elle plane toujours plus de 4000 points au dessus de sa première pour­sui­vante, Na Li, mais ça fait quelques mois qu’elle n’a plus survolé un tournoi. Depuis son sacre à Brisbane en début d’année, elle reste sur deux décon­ve­nues majeures. Des échecs en huitième de finale de l’Open d’Australie face à Ana Ivanovic et en demi‐finale à Dubaï contre Alizé Cornet. Peut‐être que Miami arrive à point nommé pour la cadette des Williams. Son Miami, celui qu’elle a déjà dompté à six reprises, notam­ment en 2013. « Je suis chez moi ici, je connais les courts, le vent, la chaleur… « , expliquait‐elle d’ailleurs la semaine dernière. 

Déclic à Miami

C’est déjà dans la chaleur étouf­fante de Floride que Serena avait réagi l’an passé. Certes, ses échecs de l’époque ressem­blaient plus à des faux‐pas qu’à des coups de tonnerre. L’Américaine était sortie en quart à Melbourne avant de perdre en finale à Doha et de déclarer forfait à Dubaï. Miami l’avait vu renaître. Boostée par son titre à Key Biscayne, la joueuse avait ensuite supplicié la concur­rence jusqu’à la fin de saison. 68 matchs disputés pour seule­ment deux défaites. Huit titres remportés dont deux Grand Chelems. Boum ! C’est donc main­te­nant que les choses vont se jouer. Serena aura quatre autres titres à défendre après Miami. A Charleston, Madrid, Rome et Roland‐Garros. Et Na Li ne se privera pas de lui reprendre des points si elle la voit chuter. Alors forcé­ment, quand Serena lance qu’elle est pressée de revenir, on la croit aisé­ment. « Je suis impa­tiente de renouer avec la compé­ti­tion, l’entraînement peut être ennuyeux. Quand je vois mon envie de jouer ce tournoi, je me dis que je ne suis pas prête de raccro­cher ma raquette » prévenait‐elle récem­ment. Attention tout de même, elle avait mani­festé le même type d’empressement avant Dubaï. 

Débarrassée de ses problèmes de dos, Serena veut amorcer la rédemp­tion dès ce soir. C’est Yaroslava Shvedova qui aura l’honneur de défier en premier la reine déçue. Tombeuse d’une Francesca Schiavone dans le creux de la vague, la Kazakhe est menée 3–0 dans les confron­ta­tions directes. Si elle s’en sort, l’Américaine devrait ensuite batailler avec Sara Errani, Samantha Stosur ou encore Angelique Kerber pour se hisser en demi‐finale. Des filles à sa portée lorsqu’elle est en état de grâce. Comme toutes les autres d’ailleurs. Mais aujourd’hui ? Rien n’indique que Serena soit capable d’initier une nouvelle marche impé­riale. A part peut‐être la parole de son idole de toujours, Monica Seles. Williams vient de la dépasser à la cinquième place des joueuses ayant passé le plus de temps au sommet de la WTA. « Si Serena parvient à garder la forme, elle pourra battre tous les records. Elle est en train de le faire et je pense sincè­re­ment qu’elle y parviendra parce qu’elle a le poten­tiel pour devenir la plus grande joueuse de tous les temps » assure Seles. Rien de moins. Si Serena en doutait, elle sait qu’elle peut conti­nuer à viser haut. Dans cet optique, Miami semble être un trem­plin idéal. 

  • La raquette de Serena Williams, dispo­nible ici !