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Aryna Sabalenka répond à un jour­na­liste : « Les gens se disent : ‘Elle est sur les réseaux sociaux, donc elle ne s’entraîne pas’. En réalité, on y passe 30 minutes par jour. Je ne vois pas en quoi ça peut être une source de distraction »

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De retour à la compé­ti­tion sur le WTA 1000 de Pékin deux semaines après sa défaite en finale de l’US Open face à Elena Rybakina, Aryna Sabalenka a été inter­rogée en confé­rence de presse d’avant tournoi sur un sujet récur­rent ces derniers mois : l’im­pact de l’uti­li­sa­tion des réseaux sociaux sur la carrière d’un joueur. 

Et alors qu’elle s’est montrée très active depuis quelques temps, la Biélorusse a tenu à réfuter cette thèse. Extrait. 

Q. J’ai l’impression que, de nos jours, les gens ont tendance à porter des juge­ments très sévères sur les joueurs qui sont actifs sur les réseaux sociaux, surtout lorsqu’ils ne réalisent pas de bonnes perfor­mances sur le court. Pensez‐vous qu’il existe un lien entre le fait d’être actif sur les réseaux sociaux et le fait d’être un bon joueur ? Est‐ce que cela nuit à la concen­tra­tion du joueur, ou n’y a‑t‐il abso­lu­ment aucun lien entre les deux ?
ARYNA SABALENKA : Ce n’est pas grave. J’ai l’impression que les gens jugent les autres en fonc­tion de leurs propres senti­ments. Ça n’a rien à voir avec nous. S’ils pensent qu’ils ne seraient pas capables de faire ça, ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas le faire. Pour moi, ça n’a rien à voir avec les réseaux sociaux. Les gens se disent : « Bon, elle est sur les réseaux sociaux, donc elle ne s’entraîne pas. » En réalité, on y passe, je ne sais pas, 30 minutes par jour. Je ne vois pas en quoi ça peut être une source de distrac­tion. Si on aime ça, si on s’amuse, si on a envie de partager sa vie sur les réseaux sociaux, il faut le faire. J’en suis à un stade où je me dis que les gens vont te juger de toute façon. Elle est active ou elle ne l’est pas. Elle est comme ça ou comme ça. C’est comme si on n’était jamais assez bien aux yeux des autres. Je me dis : pour­quoi est‐ce que je m’en soucie­rais ? Je m’en fiche complè­te­ment (sourit).

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.