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Garcia comprend, Sabalenka s’agace : « Je ne suis pas d’ac­cord, je pense que ce n’est pas acceptable »

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Respectivement titrée et demi‐finaliste à Guadalajara, Maria Sakkari (6e) et Caroline Garcia (11e) avaient béné­ficié d’un « bye de perfor­mance » au premier tour à Tokyo, leur permet­tant de commencer le tournoi direc­te­ment en huitièmes de finale. Au contraire d’Elena Rybakina, pour­tant 5e mondiale, et qui avait donc décidé de déclarer forfait après avoir exprimé sa colère.

« Le voyage entre le Mexique et le Japon est très long et compte tenu du déca­lage horaire, on perd deux jours, je pense donc que cette règle est néces­saire », décla­rait Caroline Garcia.

Mais la WTA a appliqué la même règle entre le WTA 500 de Tokyo et le WTA 1000 de Pékin. Demi‐finaliste au Japon, Anastasia Pavlyuchenkova (86e mondiale !) a été exemptée du premier tour en Chine. La numéro 1 mondiale, Aryna Sabalenka, qui a elle dû battre Sofia Kenin pour se quali­fier au deuxième tour, a poussé un coup de gueule après sa victoire. 

« Je le savais parce qu’ils ont envoyé un e‑mail avant, tout le monde était au courant du bye de perfor­mance, mais je ne l’ai pas compris. Je ne comprends pas cela. Les joueuses béné­fi­cient d’un bye dans pour avoir joué des demi‐finales dans un tournoi infé­rieur, je ne comprends pas. Je pense qu’il faut mériter ces exemp­tions. Vous devez le faire pour la cohé­rence de votre jeu, pas seule­ment pour avoir bien joué dans un tournoi. Il faut le mériter, c’est pour­quoi je ne comprends pas et je ne suis pas d’ac­cord. Je suis heureuse se pour les joueurs qui en obtiennent, mais je pense que ce n’est pas accep­table. J’espère que la même chose ne se repro­duira pas plus tard. Ce serait compré­hen­sible si l’on passait du WTA 1000 de Guadalajara à ici, mais pas d’un WTA 500 à un WTA 1000. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.