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La Française Chloé Paquet, après sept jours en soins inten­sifs : « Pas une fois je pensais que ça pouvait m’arriver »

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Victime d’un choc septique à cause d’une bactérie après sa défaite au premier tour du WTA 250 de São Paulo au Brésil, le 16 septembre, la Française Chloé Paquet, 320e mondiale, a raconté son calvaire à RMC Sport.

« J’ai joué un match pas super, mais tout allait bien. Et deux heures après, le cauchemar a commencé. J’ai fait un choc septique à cause d’une bactérie et je suis restée neuf jours à l’hô­pital dont sept en soins inten­sifs. J’arrive à l’aé­ro­port (pour se rendre à Singapour) et là, je m’écroule, je suis frigo­ri­fiée, je ne sens plus mes jambes ni mes bras, j’ai mal partout. Je dis à mon coach (Stéphane Charret) : ‘écoute, je ne vais pas être capable de prendre le vol.’ On attend dix minutes pour voir si ça va mieux et au bout de dix minutes je lui dis d’ap­peler un docteur parce que ça ne va pas du tout. Et là, c’était catas­tro­phique : j’avais 41°C de tempé­ra­ture et ma tension était très basse. J’ai été amenée tout de suite en ambu­lance. Ce n’était pas sûr qu’il (Stéphane) reste (après le tournoi) donc heureu­se­ment (qu’il était là). Il a fait les neuf jours à l’hô­pital avec moi en tenant ma famille au courant… J’ai refait un scan encore hier, j’ai des prises de sang tous les trois ou quatre jours pour véri­fier. La bactérie est partie, mon foie et mes reins ont été un petit peu touchés mais ça commence à revenir presque à la normale. Quelle aven­ture. Pas une fois je pensais que ça pouvait m’ar­river. Sur le moment, on n’a pas peur, on est à l’hô­pital, ça allait, j’es­sayais surtout de me sentir mieux jour après jour. Mais quand on rentre, on se rend compte vrai­ment que c’était plutôt grave. Le médecin m’a dit que ça aurait pu mal tourner, que mon foie et mes reins auraient pu être plus touchés. Mais comme je suis en bonne santé et spor­tive, ça a tenu. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.