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Sharapova de retour

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Maria Sharapova est de retour ! La Russe est engagée cette semaine au tournoi WTA Premier de Stanford dans lequel elle a obtenu une invi­ta­tion, et sera opposée à la joueuse locale Jennifer Brady (80ème). Une adver­saire qui semble à sa portée, mais contre qui elle devra être sérieuse et concentrée. 

Ce 31 juillet marque‐t‐il le vrai retour de Maria Sharapova ? C’est toute la ques­tion qui va se poser ce lundi soir. Engagée au tournoi de Stanford, la Russe jouera cette nuit contre Jennifer Brady son premier match depuis le tournoi de Rome début mai, lors duquel elle avait perdu au deuxième tour et s’était blessée à la hanche. Si elle s’est complè­te­ment réta­blie physi­que­ment, cette rencontre ne devrait être qu’une forma­lité pour la Tsarine. Ex‐numéro 1 mondiale, elle a un niveau de jeu bien supé­rieur à celui de sa jeune adver­saire améri­caine, 80ème à la WTA, et en méforme rela­tive ces derniers temps. Sortie des quali­fi­ca­tions de l’Open d’Australie en janvier, elle y avait atteint les huitièmes de finale. Mais depuis, elle n’a gagné qu’un seul match sur le circuit (à Wimbledon il y a quelques semaines). Les deux joueuses ne se sont jamais rencon­trées sur un terrain, mais l’avan­tage reste à la Russe. Les vraies diffi­cultés devraient arriver en quarts de finale, face à Madison Keys, puis en demi‐finale, qui pour­rait la voir affronter l’Espagnole Garbiñe Muguruza. En tout cas, le prin­cipal défi de Maria Sharapova cette semaine sera d’emmagasiner de la confiance avant de jouer à la fin du mois les quali­fi­ca­tions de l’US Open. En effet 171ème mondiale (même si son niveau de jeu ne devrait pas corres­pondre à ce clas­se­ment), elle n’a pas obtenu d’in­vi­ta­tion du dernier Grand Chelem de l’année, et devra donc en découdre avec le tournoi qualificatif.

Un retour de suspen­sion en demi‐teinte

Arrêtée pendant quinze mois après un contrôle positif au meldo­nium en janvier 2016, Maria Sharapova avait déjà fait son grand retour en avril dernier. Mais fina­le­ment, ce fût en demi‐teinte. Son niveau de jeu, un peu moins bon et entaché de nombreuses fautes directes ne lui donnent pas les résul­tats attendus. Demi‐finaliste pour sa reprise à Stuttgart, elle est ensuite battue rapi­de­ment à Madrid et à Rome. Mais, plus que dans le jeu, c’est surtout dans les esprits que son retour ne fait pas l’una­ni­mité. Certaines joueuses, comme Eugenie Bouchard, Dominika Cibulkova ou Kristina Mladenovic, font polé­mique en décla­rant ouver­te­ment qu’elles ne voudraient pas qu’une joueuse condamnée pour dopage puisse revenir si faci­le­ment. Le public se divise, et les direc­teurs de tour­nois aussi : si à Stuttgart, Madrid et Rome, la Russe a pu obtenir une wild‐card, pas de trai­te­ment de faveur à Roland‐Garros. Les orga­ni­sa­teurs du Grand Chelem pari­sien avaient annoncé qu’ils souhai­taient réserver leurs invi­ta­tions aux joueuses locales. Wimbledon avait rapi­de­ment suivi le pas, tout comme l’US Open, où elle jouera donc les quali­fi­ca­tions dans quelques semaines. A désor­mais 30 ans, pourra‐t‐elle revenir à son meilleur niveau dans les mois à venir ? Elle le souhaite, puis­qu’elle a déclaré la semaine dernière vouloir jouer encore de nombreuses années, en s’ins­pi­rant de Venus Williams, toujours là à 37 ans.