AccueilWTAWTA - StrasbourgHesse : "De la rage en moi"

Hesse : « De la rage en moi »

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Laissée de côté par les orga­ni­sa­teurs de Roland Garros 2019 concer­nant les wild‐cards, Amandine Hesse a répondu de la meilleure des manières en élimi­nant la Chinoise Wang (57ème) au premier tour des Internationaux de Strasbourg (6–1, 6–4). En confé­rence de presse, la Tricolore, classée 256ème, a fait part de son incom­pré­hen­sion sur une invi­ta­tion qu’elle s’attendait à recevoir.

« Je suis très fière de moi, très fière de mon match aujourd’hui. Je suis rentrée sur le court pour me prouver certaines choses, pour prouver certaines choses à d’autres personnes égale­ment. Je suis très heureuse et j’espère ne pas m’arrêter là. Je voulais prouver que tous les efforts et tous les sacri­fices que je fais tout au long de l’année méritent quelque chose… Aujourd’hui, je remercie Denis (Naegelen) de m’avoir donné la wild‐card ici ce qui m’a permis de rentrer direc­te­ment dans le tableau final. Je vous avoue que j’étais un petit peu abattu la semaine dernière (après l’annonce de sa non invi­ta­tion), ça n’a pas été facile de repartir au travail. J’avais de la rage en moi aujourd’hui.
Je n’ai pas de réponse sur le fait de ne pas avoir été invitée, il faut leur poser la ques­tion (aux orga­ni­sa­teurs). Après oui, certes, je n’ai pas bien joué ces deux derniers mois mais je pense que mon clas­se­ment (256ème) reste quand même au‐dessus de certaines joueuses. Je ne connais pas exac­te­ment les raisons, je n’ai pas voulu appeler, je n’ai pas voulu faire d’histoire, je repars au travail de mon côté et je pense qu’une victoire comme celle‐là est une bonne réponse. Je m’attendais au moins à une invi­ta­tion dans les quali­fi­ca­tions, je ne m’attendais pas à ne pas en rece­voir très honnê­te­ment. Je pense qu’avec mon clas­se­ment, avec ce que j’ai fait ces dernières années, avec la Fed Cup l’année dernière, avec ce que j’ai fait aujourd’hui, que je suis au niveau. J’ai traversé des moments diffi­ciles en début d’année mais j’attendais un peu d’aide et au final il ne faut compter que sur soi, repartir au travail et la mériter encore plus cette invi­ta­tion. Et puis même ne plus en avoir besoin du tout je pense que ce serait encore mieux et c’est mon objectif. »

De votre envoyé spécial à Strasbourg