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Victoria Azarenka, une victoire en souffrance…

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Victoria Azarenka s’im­pose en 2h48 de match, face à Mona Barthel, à Stuttgart. La Biélorusse l’emporte 6–4 6–7(3) 7–5 et s’offre une demi‐finale face à Agnieszka Radwanska.

« Le tournoi de Stuttgart est mon premier tournoi cette saison sur terre battue. C’est une surface complè­te­ment diffé­rente de l’herbe et durs, vous devrez mettre votre jeu en place. Les balles rebon­dissent diffé­rem­ment, c’est un autre rythme. Mais je veux bien jouer ici, d’au­tant plus que ce tournoi va me préparer pour Roland Garros. » Ainsi parlait Victoria Azarenka, à l’at­taque de ce tournoi de Stuttgart. Un « premier tournoi », une « surface diffé­rente ». Et l’idée de s’adapter à un nouveau « rythme ». En quarts de finale, face à Mona Barthel, Vika a eu près de trois heures de jeu pour peau­finer tous ces détails…

Opposée à la locale Mona, Azarenka sentait le piège à des lieues. L’Allemande joue devant son public. Elle réalise un début de saison plutôt impres­sion­nant, avec un titre à Hobart après s’être sortie des quali­fi­ca­tions, un quart à Coubertin dans les mêmes condi­tions et une 35ème place mondiale promet­teuse. Mieux, elle vient d’in­fliger une petite raclée à Marion Bartoli au tour précé­dent. Et bien ce piège, la numéro un mondiale l’a évité de peu. Elle s’en sort grâce à son expé­rience, grâce à quelques ratés adverses dans les moments impor­tants. Elle s’en sort d’un chouïa. Une victoire 6–4 6–7(3) 7–5, en 2h48, excusez du peu. 38 coups gagnants, 23 fautes directes côté biélo­russe, le ratio est correct. Mais a été mis à mal par cette Mona tente‐sa‐chance qui aura, elle, passé pas moins de 63 winners, contre 43 erreurs. Victoria avait été prévenue à Indian Wells, s’im­po­sant 6–4 6–7(4) 7–6(6) contre cette même adver­saire. Quand on pense qu’à Doha, c’est 6–1 6–0 qu’elle lui avait collé… On n’ose imaginer le prochain scénario !

En atten­dant, Victoria Azarenka est quali­fiée pour les demi‐finales de ce tournoi de Stuttgart. Et, surtout, elle joue. C’est le prin­cipal. Le temps passé sur la terre, ces trois heures de match, à travailler la glisse, à bosser les effets, à gérer le dépla­ce­ment… Autant de répé­ti­tions en vue d’un seul grand objectif : Roland Garros. Avant tout ça, il lui faudra, demain, surmonter un nouvel obstacle. Agnieszka Radwanska. Un des tubes de cette saison 2012. Affaire à suivre !

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