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Radwanska, atten­tion… boulet de canon !

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Agnieszka Radwanska remporte le tournoi de Sydney. Elle domine Dominika Cibulkova en finale, lui infli­geant une bicyclette…

6–0 6–0. 1h02. 70% de premières balles. Le même pour­cen­tage de points gagnés sur son service. Aucune occa­sion de break concédée. 11 octroyées en retour, dont six conver­ties. 59 points gagnés contre 27. 26 sur 33 joués dans le deuxième set. Non, ces statis­tiques ce sont pas celles de la victoire de Serena Williams sur la 300ème joueuse mondiale au premier tour du 220 000 de Pétaouchnok. Mais bien celles d’Agnieszka Radwanska face à Dominika Cibulkova, 15ème au clas­se­ment, en finale du Premier Event de Sydney. La Polonaise a infligé une raclée monu­men­tale à son adver­saire pour s’oc­troyer son 12ème titre en carrière, son deuxième en 2013. 

Si le premier set s’est avéré plus serré que le score ne le laisse augurer, le deuxième n’a constitué qu’une forma­lité. Cibulkova a raté tout ce qu’elle a entre­pris, quand Radwanska s’est permis le malin plaisir de la faire jouer, la pous­sant à la faute. La prise de risques maxi­male n’a pas payé face à la constance et la préci­sion ; en sort vain­queur une joueuse impres­sion­nante en ce début d’année. A tel point qu’Agnieszka se pose en sérieuse candi­date à une finale à Melbourne. D’autant qu’elle n’est pas dans la moitié de tableau de Serena Williams. Son assu­rance en font un véri­table épou­van­tail pour Maria Sharapova ou Na Li, possibles adversaires.

« J’ai vécu deux semaines incroyables (NDLR : elle a été titrée à Auckland et Sydney) », confirme Agnieszka Radwanska en confé­rence de presse. « Je ne m’at­ten­dais pas du tout à un tel score. Dominika (Cibulkova) est une joueuse de haut niveau. Je l’ai vue jouer tout au long de la semaine, elle s’est offerte de très belles victoires (NDLR : face à Kvitova, Errani et Kerber notam­ment). Mais c’est le tennis. C’est le sport. Parfois, des choses de ce type arrivent. Evidemment, je suis un peu gênée. C’était une finale et ce genre d’évé­ne­ments est supposé être long et serré. Elle ne mérite pas ce score, fran­che­ment. »

En atten­dant, ce‐dit score n’avait pas été infligé en finale du tournoi austra­lien depuis 120 ans. Rien que ça. C’est un peu histo­rique… La victoire d’une Polonaise dans un tournoi du Grand Chelem, ça le serait aussi, non ? « Je peux gagner à Melbourne. » Elle y croit.

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.