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Maja Chwalinska, lauréate de son premier WTA 1000 : « Après ma finale à Roland‐Garros, ça a été très diffi­cile pour moi. Maintenant, je vis dans un monde complè­te­ment différent »

La carrière de Maja Chwalinska a tota­le­ment basculé au cours de cette saison 2026.

En effet, la Polonaise de 26 ans, avant d’atteindre sa première finale en Grand Chelem à Roland‐Garros, était classée au‐delà de la 100e place mondiale.

Elle est fina­le­ment parvenue à traverser l’intégralité du tableau, avant de s’incliner en finale face à Mirra Andreeva.

Après avoir traversé une période un peu plus creuse sur le plan sportif, Chwalinska a récem­ment renoué avec le succès en rempor­tant le WTA 1000 de Wuhan, après avoir notam­ment battu sa compa­triote Iga Swiątek en demi‐finales.

Au micro de la WTA, après son sacre, elle est revenue sur cette période post‐Roland‐Garros ainsi que sur les nombreuses critiques qu’elle a dû essuyer concer­nant son style de jeu :

 » Ça a été très diffi­cile pour moi. Maintenant, je vis dans un monde complè­te­ment diffé­rent. Le tennis est toujours le même, mais en dehors des courts, tout est très diffé­rent. Il se passe des choses merveilleuses, mais c’est aussi diffé­rent à cause de l’at­ten­tion média­tique. Tout le monde peut parler et c’est un gros défi. C’est très personnel, mais pour moi, le problème venait surtout de mon style de jeu.
Je n’étais pas sûre de pouvoir riva­liser avec les meilleures au monde, car il est assez inha­bi­tuel. C’était, je crois, ma plus grande inter­ro­ga­tion. J’entendais les autres dire que je n’étais bonne que sur terre battue, mais je pense que parfois, ce sont juste des trolls qui veulent parler parce que personne ne les écoute et qui finissent par aban­donner. C’est diffi­cile parce qu’on est sur le court et qu’on est très vulné­rable. On ne peut rien dire. Je suis très heureuse d’avoir prouvé à moi‐même que je peux jouer sur n’im­porte quelle surface. Je pense que ma menta­lité ne chan­gera pas, car elle me convient. Je veux simple­ment donner le meilleur de moi‐même, gagner tous mes matchs et n’avoir aucun regret. Si je gagne, tant mieux. Si je perds, c’est comme ça. Pour l’ins­tant, je ne pense pas au clas­se­ment, et en vérité, je n’ai jamais été douée pour ça. Ça ne me motive pas du tout. J’essaie simple­ment de me concen­trer sur ce que je peux améliorer dans mon jeu et en moi‐même. »

A propos de l’auteur

Henri Touchard

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.