Qualifiée à Wuhan pour sa troisième finale de l’année, Garbine Muguruza est une de ces joueuses qui montent, qui montent. L’Espagnole, qui entrera dans le Top 5 lundi, est le porte‐étendard d’une génération dorée tentant de percer dans un tennis vieillissant. Portée par son nouveau coach Sam Sumyk, on se prend à rêver d’un glorieux destin pour la native de Caracas.
Garbine Muguruza. Si ce n’est pas déjà fait, retenez‐bien ce nom. À bientôt 22 ans, l’Espagnole est celle qui incarne le mieux le futur du tennis féminin. En progression constante depuis presque deux saisons, elle s’installe, étape après étape, comme la joueuse la mieux armée pour faire son trou aux avant‐postes de la hiérarchie mondiale. Si 2014 aura été l’année de la révélation, 2015 aura été celle de la confirmation. Sans faire ‑trop‐ de bruit, petit à petit, l’oiseau fait son nid ! Deux quarts à Roland Garros par‐ci, une finale à Wimbledon par‐là, Muguruza fait montre d’un grand talent y compris durant les tournois du Grand Chelem. Désormais coachée par Sam Sumyk (ex‐Zvonareva ou encore Azarenka), on la verrait bien franchir un cap supplémentaire la saison prochaine…
Une progression constante
Seulement voilà, plus d’une joueuse s’est vu conférer le statut de « future grande » sur le circuit féminin, sans toutefois confirmer par la suite. On pense notamment à Caroline Wozniacki ‑ex‐numéro un mondiale mais jamais titrée en Grand Chelem, ou encore Agnieszka Radwanska, qui n’a fait que deux brèves sur le podium mondial. Muguruza, désormais cinquième joueuse mondiale (voire quatrième si elle bat Venus Williams à Wuhan demain), n’a donc pas fait le plus dur. Percer est une chose, confirmer dans les grands rendez‐vous en est une autre. À elle donc de trouver la clef, une solution que pourrait lui apporter, en partie, la grande expérience de Sumyk. Reste donc à ne pas trop traîner si elle veut embrasser ce brillant futur qu’on lui prédit.
Publié le vendredi 2 octobre 2015 à 16:19



