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Murray, après la polé­mique autour de Djokovic : « On entend souvent des athlètes, des jour­na­listes et des commen­ta­teurs dire que le sport et la poli­tique ne devraient pas se mélanger, mais c’est pour­tant le cas »

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« Un Grand Chelem sans polé­mique, je ne pense pas que ce soit possible pour moi… « , glis­sait Novak Djokovic il y a quelques jours, alors que son message poli­tique écrit sur la caméra à l’issue de son premier tour faisait énor­mé­ment jaser, au point que la Ministre des Sports en personne, Amélie Oudéa‐Castéra, critique l’ac­tion du Serbe.

Avant son retour sur gazon, marqué par une victoire ce lundi au 1er tour du Challenger de Surbiton contre le reve­nant Hyeon Chung (6−3, 6–2), Andy Murray a évoqué le sujet pour le Telegraph, sans citer Nole. 

« Aucun athlète ne devrait être privé de sa liberté d’ex­pres­sion, je ne pense pas que ce soit juste. On entend souvent des athlètes, des jour­na­listes et des commen­ta­teurs dire que le sport et la poli­tique ne devraient pas se mélanger, mais c’est pour­tant le cas. En tant qu’ath­lètes, nous avons la respon­sa­bi­lité d’es­sayer de rassem­bler les gens et pas néces­sai­re­ment de les diviser. Je pense que tout le monde devrait être auto­risé à exprimer son opinion, je pense que c’est très impor­tant. Je me sens respon­sable en tant que person­na­lité publique », a estimé le Britannique.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.