« En 2008, lorsque Nadal a battu Federer lors des deux finales consé­cu­tives, Roger a fait 25 aces à Wimbledon, soit 25 points sans jouer. Savez‐vous combien il en a fait en finale de Roland‐Garros ? Un seul, avec le même service », souligne Emilio Sanchez

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Lors de sa longue inter­view à Punto de Break, dans laquelle il a encensé Alcaraz en le compa­rant à deux légendes et donné son avis sur la fin de carrière à venir de Nadal, Emilio Sanchez, ancien numéro 7 mondial, s’est égale­ment extasié sur le palmarès Rafa à Roland‐Garros en insis­tant sur l’exi­gence de la terre battue. 

« Un gars qui gagne 14 Roland Garros, ça n’exis­tera plus. Roland‐Garros, c’est le tournoi le plus diffi­cile à gagner. Federer en a gagné un et Djokovic en a gagné trois, en sachant que ces deux gars‐là viennent d’une autre planète ! Un court de tennis peut parfois vous aider, mais le seul qui ne vous aide pas, c’est Roland Garros, sur terre battue. En 2008, lorsque Rafa a battu Federer lors de ces deux finales consé­cu­tives (à Roland‐Garros et Wimbledon, ndlr), Federer a fait 25 aces à Wimbledon, soit 25 points sans jouer. Savez‐vous combien il en a fait en finale à Paris ? Un seul, avec le même service. Mais là, le court vous ralentit, ce qui permet à l’autre joueur de renvoyer la balle. À ces 25 aces, ajoutez les services gagnants, les services volées et les services qui te mettent dans une posi­tion confor­table : cela peut faire 100 points sans jouer. À Roland Garros ? Un seul. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.