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Nikola Pilic : « Ce que Gérard Piqué et d’autres ont fait avec de l’argent est un désastre »

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Ancien 16e joueur mondial en simple, Nikola Pilic c’est un peu monsieur Coupe Davis. Vainqueur à cinq reprises de la compé­ti­tion en tant que capi­taine de trois équipes diffé­rentes (Allemagne en 1988, 1989 et 1993, Croatie en 2005 et Serbie en 2010), le gaucher de 82 ans a évoqué la nouvelle formule dans une inter­view pour Sportske Novosti. Et lorsque Pilic parle de « sa » Coupe Davis et de ce qu’elle est devenue, on se tait et on écoute…

« C’est un désastre ! Si les joueurs voulaient ne jouer que trois matchs, au lieu de cinq, c’est très bien. Si les joueurs voulaient des chan­ge­ments après 130 ans, c’est encore bien. Mais ce que ce foot­bal­leur de Barcelone (Gérard Piqué) et d’autres ont fait – ils ont tout acheté avec de l’argent – est un désastre. Je leur demande : où est l’at­mo­sphère de la Coupe Davis ? La Coupe Davis était autre­fois le symbole d’une grande ambiance, où est‐elle aujourd’hui ? Par coïn­ci­dence, l’Espagne a atteint la finale à Madrid il y a deux ans. S’ils n’avaient pas atteint la finale, personne ne serait venu au stade. Je ne veux pas être irres­pec­tueux, mais ce nouveau système, qui a été créé, n’est pas bon. Attention, ils parlent main­te­nant de déplacer les finales à Abu Dhabi, et après des années, ils iront aux États‐Unis pour faire un spec­tacle qui n’a rien à voir avec la Coupe Davis. La Coupe Davis, c’est jouer pour son pays, ce sont les émotions, l’at­mo­sphère, le bruit. La Coupe Davis est l’en­droit où les vrais joueurs donnent le meilleur d’eux‐mêmes. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.