Accueil Open d’Australie Djokovic : « Ce n’est pas la volon­té de gagner qui fait de…

Djokovic : « Ce n’est pas la volonté de gagner qui fait de vous un gagnant, c’est la volonté de vous y préparer »

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Novak Djokovic s’est pré­sen­té serein, en confé­rence de presse, après sa vic­toire sur Roger Federer. Le Serbe revient sur l’im­pact de sa vic­toire en Coupe Davis sur sa forme en ce début de sai­son, l’i­dée d’un pas­sage de relais entre Roger et lui, l’im­por­tance de son équipe, son expé­rience acquise depuis trois ans, son ami­tié avec Murray… Et, bien sûr, ses pré­fé­rences pour la finale.

L’impact Coupe Davis

« Ca a boos­té ma confiance. J’ai com­men­cé à pré­pa­rer la sai­son 2011 avec ce suc­cès en Coupe Davis tout juste der­rière moi. C’était une vic­toire his­to­rique et nous avons vécu, sur le court, quelque chose d’assez excep­tion­nel. Nous jouions pour la nation et pour l’équipe. Ca a été l’un des plus beaux moments que j’ai pu vivre dans ma car­rière de ten­nis­man. Commencer une sai­son avec cette expé­rience extra­or­di­naire en tête, c’est un gros avan­tage. Ca m’a don­né de la moti­va­tion et de la confiance et l’envie de conti­nuer dans ce sens. »

Un chan­ge­ment d’ère ?

« D’un côté, je pense que c’est une bonne chose pour le ten­nis d’avoir plus de joueurs capables de battre contre Federer et Nadal. Ce qu’ils ont réa­li­sé ces cinq‐six der­nières années, c’est excep­tion­nel, ils ont domi­né de la tête et des épaules et sont de for­mi­dables exemples de ce que peuvent être des cham­pions. C’était extrê­me­ment dur de les battre, notam­ment dans les tour­nois majeurs, où ils jouaient leur meilleur ten­nis. Désormais, ça change un peu et c’est bon pour le sport. C’est bien trop tôt pour par­ler de chan­ge­ment d’ère. Roger est encore assez moti­vé pour jouer les pre­miers rôles au clas­se­ment. Ils jouent très bien. Cette nuit, j’ai peut‐être joué un meilleur match que lui, mais il est tou­jours là, dans une super forme et il a gagné cinq des six der­niers tour­nois qu’il a joués. Vous avez Nadal, d’un autre côté, qui a énor­mé­ment domi­né ces der­niers temps. Nous sommes tou­jours der­rière eux, on ne peut pas par­ler d’une nou­velle ère qui com­mence. Il y a juste plus de joueurs capables de gagner des tour­nois majeurs, c’est tout. »

Par rap­port à 2008…

« J’ai trois ans de plus qu’en 2008. Je suis plus expé­ri­men­té sur le court. Physiquement, je suis plus fort aus­si. A 20 ans, j’étais un gamin qui frap­pait le plus fort pos­sible les yeux fer­més. C’était bon… Avec le temps, j’ai été confron­té à des situa­tions que je ne connais­sais pas avant, la pres­sion de défendre un titre en Grand Chelem, des choses de ce type. Vous gran­dis­sez, de cette manière. Vous gagnez la connais­sance et l’expérience néces­saire. Il faut accep­ter cela, c’est une bonne école qui vous per­met d’avancer. C’est ce que j’ai fait. J’ai eu mes hauts et mes bas ces deux‐trois der­nières années, mais désor­mais je me sens fort, je me sens constant, je me sens plus stable men­ta­le­ment et phy­si­que­ment. J’espère tenir cet équi­libre toute l’année, c’est impor­tant. Si vous vou­lez res­ter au top du ten­nis mon­dial, vous devez jouer de manière constante tout le temps. »

L’importance de son équipe

« C’est cru­cial. Ils ne sont pas sim­ple­ment mes coaches, mes phy­sio­thé­ra­peutes, mes méde­cins… Ils sont mes amis, de vrais amis. J’ai la meilleure équipe du monde. Qu’ajouter ? J’aime être avec eux et c’est vrai­ment impor­tant, parce que je passe plus de temps en leur com­pa­gnie qu’avec mes frères, mes parents, ma copine ou n’importe qui. Je dois tirer le meilleur de leur tra­vail. Ils sont les per­sonnes sur les­quelles je peux m’appuyer sur et en‐dehors du court. Le ten­nis est un sport indi­vi­duel, vous êtes sur le court, tout seul, et vous devez faire votre job. Mais, un jour, un homme sage m’a dit : « Ce n’est pas la volon­té de gagner qui fait de vous un gagnant, c’est la volon­té de vous y pré­pa­rer. » C’est une phrase que je me répète à moi‐même que je garde en moi. Bien se pré­pa­rer. Ils m’ont sup­por­té dans ma car­rière depuis déjà trois ou quatre ans. Vraiment et défi­ni­ti­ve­ment, je ne les échan­ge­rais pour rien au monde. »

Son ami­tié avec Andy Murray

« Nous sommes amis depuis un long moment. Depuis peu, on s’est retrou­vé et on est deve­nu plus proche. C’est sym­pa, on a gran­di ensemble. On jouait ensemble en moins de 10 ans, moins de 12 ans, moins de 14 ans, on a vrai­ment gran­di ensemble. On est ren­tré dans le top 100 à peu près en même temps. C’est cool de voir un ami de longue date réus­sir de cette manière. Si je dois le ren­con­trer en finale… On est tous les deux des pro­fes­sion­nels. C’est vrai qu’on ne s’est pas affron­tés depuis un très long moment, peut‐être un an et demi ou deux. Ca va être très intéressant. »

Ni Rafa, ni Roger : alors, Murray ou Ferrer ?

« Non, ce n’est pas plus confor­table de ne pas affron­ter Rafa ou Roger en finale. Parce que Murray et Ferrer sont deux joueurs qui font par­tie des meilleurs joueurs du monde depuis quelques années. Ca ne change pas grand‐chose. Je n’essaie pas trop d’analyser cela. C’est une finale de Grand Chelem, de toute façon. Et per­sonne ne peut pré­voir ce qu’il s’y pas­se­ra. Chacun des deux fina­listes pro­dui­ra un effort maxi­mal pour gagner le titre. Aucun d’eux n’a déjà gagné de titre du Grand Chelem ; ils auront donc une éner­gie, une moti­va­tion et un désir de gagner énor­mis­sime. Je n’ai pas d’adversaire favo­ri. Je m’attends juste à un gros match. Je n’ai pas le sen­ti­ment d’avoir quelque chose à perdre, non. Etre en finale, c’est déjà un super résul­tat, un grand accom­plis­se­ment. Je veux gagner à nous un titre du Grand Chelem et je crois pou­voir le faire. »

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