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Nadal, poussif mais en quarts

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Il n’est pas vrai­ment encore à son meilleur niveau – loin de là – mais ce n’est pas pour autant qu’il entend se laisser marcher sur les pieds. Bien accroché dans un premier temps par Mikhail Youzhny, Rafael Nadal a haussé le ton lors des deux derniers sets pour se débar­rasser du Russe. Grâce à cette victoire encore un peu pous­sive, voilà le Majorquin en quarts de finale après un nouveau combat de 2h46. Il y retrou­vera Andy Murray pour un premier duel intéressant…

Non, ne cher­chez pas le grand Rafael Nadal, il n’est pas encore arrivé du côté de Rome. A sa place, il vous faudra vous contenter de sa doublure du moment, plus pous­sive, moins tran­chante, moins effrayante pour ses adver­saires. C’est vrai qu’il y a ce ressenti terrible qui laisse penser qu’une nouvelle phase de la carrière du Majorquin : les autres joueurs commencent à le connaître. Plus décom­plexés, ils attendent au tour­nant l’Espagnol et ne lui laissent plus la marge de manoeuvre qu’il avait aupa­ra­vant. Ajoutez à cela un manque de confiance qui semble appa­raître de plus en plus clai­re­ment chez lui, comme si la réalité de sa person­na­lité intro­vertie du quoti­dien prenait le pas sur le taureau de Manacor. Cela suffit‐il à le voir se décom­poser devant l’envie de ses oppo­sants ? Pas vraiment…

Plier, mais ne jamais rompre

Car là est encore une réalité : Rafa n’a pas perdu contre Mikhail Youzhny. Il a cédé dans la première manche, oui. Son service a été trop timoré pour inquiéter le Russe, c’est sûr, et comme Gilles Simon il a essayé d’en profiter. Mais derrière, Rafa continue de faire le dos rond dans l’ad­ver­sité. Et il gagne. Passée la surprise et la décep­tion de ses défaites à Monte‐Carlo et Barcelone, il semble qu’il ait compris : il ne fera peut‐être plus, à 28 ans, aussi mal et aussi peur qu’a­vant sur ses frappes. Mais il sait très bien s’ac­cro­cher et montrer aux autres qu’il ne lâchera jamais le moindre point. C’est encore ce qui peut décou­rager ceux qui voudraient lui voler ses moments de féli­cité. Ca a pris plus de temps face à Gilles Simon, mais contre Youzhny, l’Espagnol a fini par se mettre en colère pour corriger le malotru dans les deux dernières manches. Preuve s’il en est qu’il faut toujours mettre la gomme si l’on veut gêner l’en­fant chéri de la couronne hispanique.

Et Andy Murray, qui se cherche lui aussi actuel­le­ment, sait qu’il ne pourra pas tergi­verser comme ces dernières semaines s’il veut croire en ses chances face à Nadal.

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