Stefanos Tsitsipas : « En voyant mon talent, mon père a tout aban­donné et m’a consacré toute sa vie. Je lui en suis recon­nais­sant, car sans son enga­ge­ment et sa prise de risque, je ne serais pas là aujourd’hui »

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Après avoir évoqué sa rela­tion avec Nick Kyrgios et sa riva­lité avec la nouvelle géné­ra­tion incarnée par Carlos Alcaraz notam­ment, Stefanos Tsitsipas, dans son inter­view accordée au Guardian, est égale­ment revenu sur son enfance et les sacri­fices de son papa, Apostolos, qui est aussi son coach de toujours. 

« En voyant mon talent, mon père a tout aban­donné et m’a consacré toute sa vie. Je lui en suis recon­nais­sant, car sans son enga­ge­ment et sa prise de risque, je ne serais pas là aujourd’hui. Il a été très critiqué pour cela, car il a litté­ra­le­ment tout quitté pour être avec moi. Mais je suis fier parce que nous avons connu des hauts et des bas et que tout s’est bien passé. »

Des bas qui sont notam­ment liés à la forte crise écono­mique qui a frappé son pays il y a quelques années.

« Cela montre son carac­tère car c’était l’un des pires moments de l’his­toire de la Grèce. J’ai traversé beau­coup d’épreuves. Évidemment, le tennis coûte cher et mon père avait du mal à s’en sortir. Les banques ne le lais­saient pas retirer une certaine somme d’argent chaque jour, ce qui était très stres­sant pour lui. Enfant, je le ressen­tais, mais j’avais telle­ment confiance en mes capa­cités que j’étais déter­miné à réussir, à donner à mes parents une vie meilleure. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.