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Fiotakis, prépa­ra­teur de Tsitsipas : « Nous étions trois sur un lit plat de 20 m² alors que les États‐Unis, le Royaume‐Uni et d’autres pays avaient d’immenses appartements »

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Le prépa­ra­teur physique de Stefanos Tsitsipas, Christos Fiotakis, furieux, avait des comptes à régler. Des des propos rapportés par Tennis Head, il a tout simple­ment fustigé l’or­ga­ni­sa­tion des JO de Tokyo : « Nous sommes restés 3 personnes sur un lit plat de 20 mètres carrés. Alors que les États‐Unis, le Royaume‐Uni et quelques autres pays avaient des PlayStation et d’immenses appar­te­ments avec de grandes fenêtres, des gymnases privés, des vélos élec­triques et des salons de café », a lâché le membre du team du grec, avant de raconter la très mauvaise expé­rience qu’il a vécue avant l’éli­mi­na­tion de Tsitsipas.

« Le jour où Tsitsipas a joué le troi­sième tour contre Humbert (27 juillet), à deux heures du matin, ils m’ont contacté pour me dire que j’étais en contact étroit sur mon vol en prove­nance de Francfort le 19 juillet. On m’a demandé de m’isoler, bien que je sois déjà au Japon depuis neuf jours avec neuf tests néga­tifs. J’ai dû faire un test PCR pour pouvoir aller voir Tsitsipas jouer. Le PCR a pris du temps mais est revenu négatif, fina­le­ment à 13 heures, on m’a dit que j’allais bien au stade, mais en voiture avec une escorte et non en bus. Je n’allais donc pas entraîner Stefanos, suivre la routine et lui parler avant le match. Je suis arrivé à 14 heures, une heure après le début du match, et j’étais accom­pagné de six agents de santé comme un criminel assis seul sous le soleil. De plus, je n’avais pas mangé car j’étais en quaran­taine à partir de 7h du matin. Ils ne m’ont donc laissé aucun contact avec le reste de l’équipe. » 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.