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Bartoli répond sèche­ment à Tsitsipas : « Dès qu’un homme est touché dans son égo, on nous ressort ces débats puérils »

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Stefanos Tsitsipas cultive l’art de se faire des amis « grâce » à ses prises de parole toujours aussi clivantes. 

Plusieurs jours après avoir affirmé que les femmes pour­raient jouer avec le même nombre de set que les hommes sur les tour­nois du Grand Chelem étant donné qu’elle sont payées autant qu’eux, le joueur grec s’est attiré les foudres de Marion Bartoli après la réac­tion pleine d’ironie de Naomi Osaka.

« Ça m’exas­père car ce n’est que quatre tour­nois dans l’année. Alors oui, ce sont des tour­nois que le grand public suit et connaît, mais cela reste que quatre tour­nois dans l’année. Il faut arrêter de dire qu’on est payé exac­te­ment la même chose toute l’année. Premièrement, ce n’est pas vrai. Deuxièmement, sur les tour­nois du Grand Chelem, quand on regarde aujourd’hui l’at­ti­rance du public pour les femmes ou pour les hommes, on voit très bien que Roger (Federer) ne joue quasi­ment plus, que Rafa joue de temps en temps mais quand même beau­coup moins. L’attirance pour le niveau féminin est réel et il y a autant que spec­ta­teurs, voire plus », a déclaré la lauréate de Wimbledon 2013 avant de s’en prendre direc­te­ment à l’égo du 5e joueur mondial.

« On est dans un sport busi­ness que la valeur intrin­sèque d’un match féminin soit devenue la même valeur finan­cière qu’un match masculin, c’est la réalité. De réduire ça en volume horaire en disant : ‘On joue plus long­temps en terme de sets alors on doit être payé plus’, ce sont des débats puérils qu’on nous ressort tous les deux ou trois ans dès qu’un homme est touché dans son égo de voir qu’il y a moins de personnes pour voir son match que pour un match de filles. Vraiment, ça commence à m’exaspérer. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.