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Tursunov : « Je connais beau­coup de bons entraî­neurs qui ne travaillent pas simple­ment parce qu’on leur a craché dessus »

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Après avoir évoqué le Big 3 et la riva­lité entre Federer, Nadal et Djokovic pour être le meilleur joueur de tous les temps, Dimitry Tursunov est cette fois monté au créneau pour défendre les nombreux forma­teurs et entraî­neurs qui se retrouvent très souvent sur le carreau une fois que leur joueur ou joueuse a atteint un certain âge. 

« Je connais beau­coup de bons entraî­neurs qui ne travaillent pas aujourd’hui, simple­ment parce qu’on leur a craché dessus. Ils ont mis leur cœur dans un junior, ont créé un joueur, et puis ce dernier s’en va dans une académie promue. Et, bien sûr, à un moment comme celui‐là, chacun peut se demander : pour­quoi je fais ça ? Pour qu’on profite d’elle et qu’on la mette de côté sans même s’en souvenir ? Nous ne devons pas oublier que les profes­sion­nels du tennis sont des produits en pièces déta­chées, et non des chaînes de montage. Le travail de toute orga­ni­sa­tion consiste à créer un « produit semi‐fini » de qualité, qui peut ensuite être amené à l’élite à un coût minimal. Souvent, nos joueuses sont contrô­lées par leurs parents, elles prennent des déci­sions pour un gain immé­diat, elles ne pensent pas à ce qui se passera dans un mois ou dans un an. Ils ne peuvent pas plani­fier leurs prépa­ra­tions, ils manquent d’expérience. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.