Anke Huber : « Federer et Nadal se sont toujours comportés de manière spor­tive et fair‐play, mais si tout le monde regarde droit devant soi sans faire de bruit, cela devient ennuyeux »

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TENNIS : Roland Garros 2019 -

Ces dernières semaines, les compor­te­ments violents voire même dange­reux se sont multi­pliés sur le circuit. Alexander Zverev, Nick Kyrgios ou encore Jenson Brooksby ont été les auteurs de gros déra­pages, pous­sant l’ATP à réagir avant la saison sur terre battue. Dans une inter­view accordée à Eurosport Allemagne, Anke Huber, ancienne numéro 4 mondiale, a pris la défense des « rebelles », même si elle estime qu’il y a une ligne rouge à ne pas dépasser. 

« Avec John McEnroe et Jimmy Connors, il était autre­fois tout à fait normal de s’en prendre à l’ar­bitre. Plus tard, nous avons eu cette phase avec Roger Federer et Rafael Nadal, qui se sont toujours comportés de manière spor­tive et très fair‐play. Mais si tout le monde regarde droit devant soi sans faire de bruit, cela devient ennuyeux. Je ne trouve pas les émotions mauvaises, mais elles ne doivent pas devenir insul­tantes et doivent rester dans une certaine limite. Si cela devient trop, il ne faut toute­fois pas démonter les gars tout de suite. Pour Alexander Zverev à Acapulco, c’était extrême, oui. Personne n’a apprécié. Mais à mes yeux, ce n’est pas son vrai visage. La veille, il avait joué jusqu’à cinq heures du matin. Il faut parfois voir les circons­tances, car il était certai­ne­ment physi­que­ment à plat. Ce qui n’est pas une excuse », a assuré la fina­liste de l’Open d’Australie 1996. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.