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L’énorme coup de Mannarino : « Je fais exprès de l’at­tendre au maximum, ça fait des échanges un petit peu longs et j’es­saye de l’avoir un peu sur la fatigue »

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Déjà au 3e tour du Masters 1000 d’Indian Wells où il a été stoppé par Jannik Sinner, Adrian Mannarino fait encore mieux à Miami en attei­gnant les huitièmes de finale grâce à une victoire face au 9e joueur mondial Hubert Hurkacz, en deux sets (7−6 [5], 7–6 [0]). Malgré les 20 aces (et les 78% de points remportés derrière sa première balle pour le Polonais) de son adver­saire, le Français n’a pas cédé et a même réussi à debreaker une fois dans le deuxième set avant de dérouler dans le second tie‐break. 

« La diffi­culté, c’est qu’il sert extrê­me­ment bien. Je n’ar­rive vrai­ment pas à lire son service, je partais souvent du mauvais côté. Parfois, tu as l’im­pres­sion d’avoir une petite ouver­ture à 0–30, mais fina­le­ment tu prends trois services gagnants de suite et là il n’y a pas grand‐chose à faire. Il a un jeu qui me convient bien. C’est un très bon contreur mais il aime bien jouer contre des joueurs qui font le jeu. Du coup, je fais exprès de l’at­tendre au maximum, ça fait des échanges un petit peu longs et j’es­saye de l’avoir un peu sur la fatigue. Il sort un peu du truc et je réussis à recoller mais ensuite ça se joue à peu de choses. Mes jeux de services étaient hyper accro­chés alors que lui dérou­lait. Il ne fallait pas donner, rester solide et ça s’est bien goupillé », a expliqué le joueur de 34 ans à la fin du match dans des propos rapportés par L’Equipe.

Mannarino ne veut pas connaître ses adver­saires mais il a un sacré coup à jouer en huitièmes, où il affron­tera le 119e au clas­se­ment ATP, Christopher Eubanks, tombeur du Grégoire Barrère (6−3, 7–6). Le gagnant défiera Daniil Medvedev ou Quentin Halys en quarts de finale. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.