AccueilCoupe DavisBenneteau : "Un des plus beaux moments de ma vie"

Benneteau : « Un des plus beaux moments de ma vie »

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Un an après avoir été mis de côté au dernier moment avant la finale, Julien Benneteau et Nicolas Mahut ont permis aux Bleus de valider leur billet pour une nouvelle finale. Le Bressan savoure cet instant.

Il y a un an, vous étiez en larmes, c’est encore le cas cette année…

Quand on vit de telles émotions, pour­quoi les contenir ? On ne se force pas. Quand on vit des moments magni­fiques, c’est indes­crip­tible. Partager ça en équipe, avec Nico, ma famille, mes amis, le staff, ce sont des choses fortes.

Comment jugez‐vous votre pres­ta­tion en double ?

Il y a eu une super qualité de jeu. Avec Nico, on s’était promis de ne rien lâcher. C’est telle­ment naturel, on se comprend tout de suite. Dès le début de la semaine, je me suis senti bien. Aujourd’hui (lire ce samedi), ça a payé. Hier (lire ce vendredi), ça s’est magni­fi­que­ment bien passé avec Benoit qui fait un super match et Lucas a été énorme de s’en sortir au cinquième. Ils nous ont mis dans les meilleures condi­tions. Ça nous a donné une force supplé­men­taire et mis une certaine pres­sion aux Espagnols qui n’avaient plus le droit à l’er­reur. Il y a eu une commu­nion parfaite avec Yannick et le public.

Était‐ce votre dernier match ?

Il y a telle­ment de bons joueurs en équipe de France que c’est possible. Si c’était mon dernier match, l’histoire serait belle. On possède un gros groupe, Jo, Pierre‐Hugues vont revenir, Jerem a joué cette année… C’est compliqué de savoir qui sera sélec­tionné pour la finale. Je vais d’abord savourer, me poser pour savoir quelle suite je vais donner dans les prochaines semaines. C’est compliqué de se mettre hors‐jeu pour une finale de Coupe Davis. J’ai aussi conscience que c’est par des concours de circons­tances que je suis amené à jouer. Il faut que je me tienne prêt. Je dois en discuter avec mes proches, des membres du staff et faire le point avec moi‐même.

Existait‐il un senti­ment de revanche ?

Pas une seule seconde dans la semaine j’ai eu un senti­ment de revanche en moi. Le temps a fait son œuvre. Si je m’étais mis dans cet état d’esprit, je n’aurais pas été capable de faire le match que j’ai fait aujourd’hui (lire ce samedi). Je voulais juste être prêt si on faisait appel à moi. C’était vrai­ment un des plus beaux moments de ma vie.

De votre envoyé spécial à Lille

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