Accueil Open d'Australie

Dimitrov sur l’ère de Federer, Nadal et Djokovic : « Si quel­qu’un me dit : ‘tu aurais plus de titre si tu n’avais pas joué à cette époque…’, je réponds : ‘non, non, non’. Je suis très heureux, parce que mon dieu, plus rien ne peut m’ef­frayer après avoir affronté ces gars pendant des années »

16506

En grande forme ces derniers mois et titré à Brisbane dès la première semaine de l’année grâce à une victoire en finale contre Holger Rune, Grigor Dimitrov fait partie de la liste des outsi­ders de certains obser­va­teurs pour cet Open d’Australie. 

En confé­rence de presse après son succès au premier tour contre Marton Fucsovics (4−6, 6–3, 7–6, 6–2, en 3h30 de jeu), celui qui fut surnommé « baby Federer » a exprimé sa joie d’avoir pu jouer à une époque où le niveau était extrê­me­ment relevé. Et ce même s’il n’a pas forcé­ment eu la carrière espérée. 

« À l’époque, j’ai dû jouer contre l’un des meilleurs joueurs du circuit. Le niveau était indé­cent. Il fallait parfois jouer un tennis extra­or­di­naire pour les battre, et pour pouvoir le main­tenir, il fallait être trois fois plus en forme. J’avais donc le jeu, mais pas le corps. Puis, à un moment donné, j’ai eu le corps et les jambes, mais mon jeu était un peu moins bon. C’était toujours un ajus­te­ment constant pour moi. Encore une fois, je ne me plains pas d’avoir joué à cette époque. J’ai adoré ça. Je n’y renon­ce­rais pour rien au monde. Si quel­qu’un me dit : « tu aurais plus de titre si tu n’avais pas joué à cette époque… », non, non, non. Je suis très, très heureux, parce que mon dieu, plus rien ne peut m’ef­frayer après avoir affronté ces gars pendant des années (Rires) »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.