Arthur Fils : « Moi, je vais être critiqué, c’est sûr et certain. Même Monfils, Gasquet et Tsonga l’ont été, ce que je n’ai jamais trop compris. Mais ça ne me fait pas peur »

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Longuement inter­rogé par L’Équipe Magazine quelques jours avant ses débuts sur l’Open d’Australie où il affron­tera Jiri Vesely au premier tour ce mardi, Arthur Fils, après avoir révélé comment il était parvenu à jongler entre les études et le tennis, lui qui a obtenu la mention très bien au bac, a cette fois évoqué l’at­tente popu­laire et média­tique autour de lui. 

« Franchement, non. Si, à la fin d’un match, on m’in­sulte ou si les médias me critiquent, je l’en­tends, je le vois, mais ça va rester cinq minutes dans ma tête. Je m’en fiche, il y a plus impor­tant. Si je peux faire briller le tennis fran­çais, je prends avec grand plaisir ! Mais c’est un sport compliqué donc si, en plus, tu te mets dans la tête que tu dois être celui qui fera de nouveau briller un pays, ça peut être un poids. Moi, je vais être critiqué, c’est sûr et certain. Même Gaël, Richard et Jo (Tsonga) l’ont été, ce que je n’ai jamais trop compris. Mais ça ne me fait pas peur. C’est le jeu. Tu gagnes, tout le monde est content. Tu perds, tu es critiqué. Si tu es critiqué, c’est aussi parce qu’il y a des gens qui placent beau­coup d’es­poir en toi. Ils sont déçus, ce n’est pas personnel. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.