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Mouratoglou sur l’abandon de Sinner : « Quand on voit Jannik à peine capable de marcher à la fin de son match, pris de crampes et contraint de se retirer, on peut se demander : comment est‐ce possible ? Même Djokovic a vomi deux fois pendant son match »

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Dans un nouveau post Linkedln, l’en­traî­neur fran­çais Patrick Mouratoglou a donné son avis sur l’abandon de Jannik Sinner face à Tallon Griekspoor au troi­sième tour du Masters 1000 de Shanghai. 

« Quand je vois des gens suggérer sur les réseaux sociaux que Jannik Sinner a simulé pour écourter son tournoi… C’est une blague. C’est l’un des joueurs les plus sérieux, profes­sion­nels et engagés du circuit. S’il entre sur le court, c’est pour gagner. Mais quand on voit Jannik à peine capable de marcher à la fin de son match, pris de crampes et contraint de se retirer, on peut se demander : comment est‐ce possible ? Les gens sous‐estiment souvent l’un des adver­saires les plus coriaces du tennis : les condi­tions météo­ro­lo­giques, et ici, l’hu­mi­dité. Elle peut briser même les athlètes les plus forts. Dimanche à Shanghai, le corps de Jannik Sinner a lâché. Et il n’était pas le seul : Taylor Fritz a connu des problèmes simi­laires, et même Novak Djokovic a vomi deux fois pendant son match. Pour Jannik, ce n’est pas une ques­tion de condi­tion physique ou d’ef­fort. Il s’agit d’ap­prendre à anti­ciper. La prochaine fois, son équipe se prépa­rera diffé­rem­ment : plus d’hy­dra­ta­tion avant le match, plus d’élec­tro­lytes, une meilleure gestion des réserves du corps. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.