Djokovic défend Alcaraz : « Bien sûr, des gens ne comprennent pas qu’il puisse être fatigué à 20 ans et que quel­qu’un comme moi, à 36 ans, soit ici. Mais n’ou­bliez pas qu’il est venu ici après son titre à l’US Open l’an dernier en ayant à peine le temps de se reposer »

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Alors que Carlos Alcaraz a été visé par quelques critiques en Espagne après avoir fina­le­ment décidé de ne pas parti­ciper à la phase de groupes de la Coupe Davis cette semaine, Novak Djokovic a pris la défense de son jeune rival en confé­rence de presse à Valence, où il a rejoint l’équipe serbe. 

« Nous devons protéger les joueurs dans ces situa­tions. Bien sûr, il y des gens déçus qu’il ne soit pas venu jouer pour l’Espagne, qui ne comprennent pas qu’il puisse être fatigué à 20 ans et que quel­qu’un comme moi, à 36 ans, soit ici. Mais n’ou­bliez pas qu’il est venu ici après son titre à l’US Open l’an dernier en ayant à peine le temps de se reposer. Je sais qu’il aime jouer pour l’Espagne, je sais qu’il le fera de nombreuses fois dans sa carrière, je sais qu’il gagnera ce titre à un moment ou à un autre. Il ne faut pas oublier qu’en 20 ans de carrière, je n’ai pas non plus joué tous les matches à élimi­na­tion directe et que la réac­tion des gens n’a pas toujours été posi­tive. Il est diffi­cile d’être toujours exem­plaire pour tout le monde, mais nous voya­geons toute l’année à travers le monde, nous jouons des tour­nois, nous pous­sons notre corps à la limite, et à un moment donné, il est néces­saire de se reposer. Et je dis cela en tant que joueur serbe, c’est bien pour nous de ne pas l’avoir en face de nous, mais je le comprends parfaitement ».

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.