Gaudenzi (patron de l’ATP) pas inquiet pour l’après Federer, Nadal et Djokovic : « Je n’ai jamais entendu personne dire qu’un joueur pouvait gagner plus de tour­nois du Grand Chelem que Sampras, et au cours des 15 dernières années, nous avons eu trois joueurs qui l’ont dépassé »

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Au cours d’une inter­view accordée à Globo, le président de l’ATP Andrea Gaudenzi s’est exprimé avec beau­coup d’op­ti­misme sur l’état actuel du tennis masculin et son avenir avec l’après‐Big 3 à gérer. Certes, sa posi­tion l’oblige à commu­ni­quer avec posi­ti­visme mais cette décla­ra­tion, qui résume bien la situa­tion, semble diffi­cile à contredire. 

« Je crois vrai­ment que le produit actuel est fantas­tique. Nous avons survécu à la fin de diffé­rentes géné­ra­tions, d’abord celle de Vilas, Borg, McEnroe, Wilander ou Becker, puis celle d’Agassi et de Sampras. Tout le monde pensait qu’il y aurait un grand vide après Agassi et Sampras, puis sont venus Rafa, Roger et Novak, qui battent tous les records. Je n’ai jamais entendu personne dire qu’un joueur pouvait gagner plus de tour­nois du Grand Chelem que Sampras, et au cours des 15 dernières années, nous avons eu trois joueurs qu’ils l’ont dépassé. D’une manière géné­rale, nous sommes dans un grand moment : nous avons « l’an­cienne géné­ra­tion », avec Rafa et Novak toujours sur le circuit ; une géné­ra­tion très récente, avec Jannik Sinner, Carlos Alcaraz ou Holger Rune, mais je pense aussi que nous avons une belle géné­ra­tion entre les deux, avec des noms comme Medvedev ou Tsitsipas. Tous ces gars sont de grandes person­na­lités. C’est diffi­cile d’amé­liorer cela, car nous avons trois géné­ra­tions qui se battent pour les plus grands titres du sport. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.