Nadal (sur son rôle d’am­bas­sa­deur pour l’Arabie Saoudite) : « Si le pays n’at­teint pas l’évo­lu­tion que je pense qu’il doit suivre dans les 10–15 prochaines années, je vous dirai que j’avais complè­te­ment tort »

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Pas épargné par les critiques depuis qu’il a accepté un rôle d’am­bas­sa­deur au sein de la fédé­ra­tion saou­dienne de tennis, Rafael Nadal a récem­ment été inter­rogé à ce sujet lors d’une inter­view pour l’émis­sion LaSexta ‘El Objective’. 

Accusé de parti­ciper au « sports­wa­shing » de l’Arabie Saoudite, pays encore large­ment consi­déré comme une dicta­ture, l’Espagnol a déclaré comprendre les doutes et les critiques tout en misant sur une évolu­tion concrète de la situa­tion dans le pays dirigé par le prince héri­tier Mohammed ben Salmane. 

« Je ne pense pas que l’Arabie saou­dite ait besoin de moi pour laver son image. C’est un pays qui s’est ouvert au monde et qui a un grand poten­tiel. Il est donc logique que le monde s’y rende. Maintenant, le senti­ment est que tout s’achète avec de l’argent et que Rafa a égale­ment été acheté avec de l’argent. Je comprends que les gens pensent cela, bien sûr. Qu’il y ait des choses à améliorer aujourd’hui ? Sans aucun doute. C’est un pays qui est très en retard sur beau­coup de choses, il ne s’est ouvert que récem­ment. Si le pays n’at­teint pas l’évo­lu­tion que je pense qu’il doit suivre dans les 10–15 prochaines années, je vous dirai que j’avais complè­te­ment tort. De plus, je crois que j’aurai la liberté de travailler avec les valeurs avec lesquelles je crois devoir travailler et qui sont les bonnes. Si ce n’est pas le cas, je vous dirai que je me suis trompé et que j’ai commis une erreur. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.