Tim Fuller (avocat du sport) pessi­miste sur l’af­faire Sinner : « Je pense que la déci­sion d’ab­sence de faute ou de négli­gence sera annulée en appel et qu’une sanc­tion sera imposée »

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Interrogé par le Sydney Morning Herald sur l’af­faire Jannik Sinner alors que l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) a fait appel auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) et qu’une déci­sion sera rendue en 2025 (pas avant le mois de mars), l’avocat du sport, Tim Fuller, a fait part d’un certain pessi­misme concer­nant le résultat de cet appel.

Selon Fuller, qui a notam­ment repré­senté la nageuse Shayna Jack (condamnée à 24 mois d’in­ter­dic­tion de compé­ti­tion pour avoir ingéré de manière non‐intentionnelle du Ligandrol), l’ac­tuel numéro 1 mondial a de grandes chances d’être lui aussi suspendu. 

« Je pense que la déci­sion d’ab­sence de faute ou de négli­gence sera annulée en appel et qu’une sanc­tion sera imposée. Je dirais que c’est un cas très, très inha­bi­tuel. Tout ce que fait réel­le­ment l’AMA ici, c’est de dire que nous accep­tons que ce n’est pas inten­tionnel, mais que vous portez, ou avez porté, un certain degré de faute ou de négli­gence pour ce qui s’est passé… nous disons que vous, en tant qu’ath­lète, portez la respon­sa­bi­lité ultime – qui est la respon­sa­bi­lité stricte – et nous disons, par consé­quent, que vous avez démontré une faute et une négli­gence dans vos actions. Et ensuite, nous allons examiner main­te­nant ce que nous disons se situer entre un niveau moyen et élevé de faute ou de négli­gence, et c’est pour­quoi ils demandent une inter­dic­tion de un à deux ans. Un an serait consi­déré comme la limite supé­rieure de la norme de faible défaut. De zéro à 12 [mois] est la four­chette pour un faible défaut. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.