Yannick Hanfmann (53e), malen­ten­dant depuis son enfance : « Avec mon appa­reil auditif, il m’ar­rive d’en­trer dans votre monde et je n’ai pas l’im­pres­sion de passer à côté de quelque chose »

3297
Tennis : Roland Garros 2019 -

Alors qu’il sera le premier adver­saire de Carlos Alcaraz ce vendredi au premier tour de l’ATP 500 de Pékin, Yannick Hanfmann, qui tient d’ailleurs son prénom de Yannick Noah, a accordé une longue inter­view à nos confrères alle­mands de Tennis Magazin dans laquelle il révèle notam­ment être malen­ten­dant depuis son enfance. Extraits. 

Question : Vous êtes malen­ten­dant de nais­sance et n’en­tendez qu’à 60% des deux oreilles. Avez‐vous déjà essayé de jouer avec un appa­reil auditif ?

« J’ai essayé une fois, mais à un moment donné, le système est telle­ment dépassé par toutes les circons­tances qui l’ac­com­pagnent. Je ne peux pas jouer cinq heures avec ça. »

Le tennis était‐il une sorte de thérapie pour vous quand vous étiez jeune ?

« Je ne peux pas vrai­ment dire cela. Je suis né et j’ai grandi comme ça. Avec mon appa­reil auditif, il m’ar­rive d’en­trer dans votre monde. Je n’ai pas l’im­pres­sion de passer à côté de quelque chose. Je vis dans mon monde depuis que je suis tout petit. Et celui‐ci est juste un peu plus silencieux. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.