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Concernant Corentin Moutet, ne nous trom­pons pas de débat, par pitié !

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C’était presque prévi­sible mais après le lynchage, place à l’empathie.

Si dans un premier temps toute le monde s’est logi­que­ment offusqué de l’at­ti­tude de Coco avec son coup entre les jambes raté, ses défen­seurs ont vite pris le dessus en nous expli­quant que cela faisait partie du person­nage, que c’était sa façon de s’ex­primer etc etc.

Si ce raison­ne­ment tient la route quand il oeuvre pour son compte cela n’est pas abso­lu­ment pas le cas quand tu as une respon­sa­bi­lité vis à vis d’une équipe et que tu défends les couleurs de ton pays.

C’est évidem­ment la ques­tion centrale et c’est aussi pour cela qu’on ne doit pas le dédouaner ou l’excuser. 

Corentin a commis une vraie faute professionnelle. 

On ne va pas faire une analyse psycho­lo­gique du person­nage qui est atta­chant, doué, et opiniâtre, on insis­tera sur le fait qu’au final si Corentin a pu tenter ce coup, c’est qu’au préa­lable les condi­tions étaient là pour qu’il puisse avoir cette audace. 

Au temps de la grande Coupe Davis, cela n’au­rait sûre­ment pas été le cas, c’est certain car l’épreuve était respectée, réel­le­ment média­tisée. C’était un rendez vous annuel national, on jouait souvent devant son public qui n’avait pas besoin de quelques gris­gris pour appré­cier le moment. Là, au final, la tempête va durer 24 heures, on est très loin du drame vécu en 2002 par PHM contre le Russie en finale à Bercy…

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.