Bertolucci n’a pas compris Sinner : « J’ai crié devant la télé quand je l’ai vu courir après des lobs d’Alcaraz, à deux ou trois reprises, sur lesquels on voyait bien qu’il n’avait aucune chance de la récupérer »

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S’il est devenu numéro 1 mondial pour la première fois ce lundi, Jannik Sinner s’est égale­ment incliné en demi‐finales de Roland‐Garros vendredi dernier contre Carlos Alcaraz, qu’il a ensuite vu soulever la Coupe des Mousquetaires dimanche. 

Lors d’une inter­view accordée à Fanpage.it, l’an­cien 12e mondial, Paolo Bertolucci, a donné son avis sur la défaite de son jeune compatriote. 

« Alcaraz, par exemple, est plus struc­turé physi­que­ment, alors que Jannik n’est pas encore au top. Il doit aussi apprendre à gérer certaines situa­tions dans le match. Par exemple, en demi‐finales, j’ai crié devant la télé quand je l’ai vu courir après des lobs, à deux ou trois reprises, sur lesquels on voyait bien qu’il n’y avait aucune chance de la récu­pérer : ce sont des choses qui vous tuent pour les derniers sets. Le point est perdu, il lâche, et en plus il perd le suivant parce qu’a­lors il ne récu­père pas. Je comprends la géné­ro­sité, mais elle ne doit pas conduire à des excès négatifs ».

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.