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Paolini, quali­fiée en finale : « C’est surpre­nant de voir les inter­views de Djokovic enfant, quand il décla­rait vouloir être numéro un mondial et gagner Wimbledon. Pareil pour Sinner »

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Solide tombeuse de Mirra Andreeva, Jasmine Paolini s’est quali­fiée pour la finale de Roland‐Garros, sa première en Grand Chelem à 28 ans (elle n’avait jamais dépassé le 2e tour en Majeur avant le dernier Open d’Australie, où elle a atteint les huitièmes). 

Interrogée en confé­rence de presse sur ses rêves lors­qu’elle était plus jeune, l’Italienne a livré une réponse très sincère. 

« Quand j’ai commencé à jouer, je ne rêvais pas trop. J’aimais juste jouer. Ensuite, j’ai commencé à m’en­traîner comme une joueuse profes­sion­nelle. Je rêvais de devenir pro, mais pas d’être numéro 1 ou gagnante d’un tournoi du Grand Chelem. Jamais. Ni même d’être dans le top 10. Mais j’es­pé­rais, sans trop vrai­ment y croire. Puis, étape par étape, pas à pas, j’ai commencé à croire en moi sans me projeter trop loin. C’est pour ça que c’est surpre­nant pour moi de voir les inter­views de Nole enfant, quand il décla­rait vouloir être numéro un mondial et gagner Wimbledon. Je regarde ça, et je trouve incroyable qu’on puisse rêver de ça aussi jeune. Pareil pour Jannik (Sinner), à 15 ans, qui disait que son rêve était d’être numéro un mondial. Je suis très heureuse, mais je suis une personne diffé­rente, je pense. »

Celle qui sera au minimum numéro 7 mondiale lundi défiera la triple lauréate de Roland‐Garros samedi, la patronne Iga Swiatek. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.