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Stakhovsky : « La façon dont Sabalenka se présente comme une victime dans cette situa­tion est juste pathétique »

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« Avant de commencer, je voudrais dire que je ne vais pas parler de poli­tique. Je suis ici pour parler unique­ment de tennis. Si vous avez des ques­tions poli­tiques, vous pouvez les poser à la WTA ou au tournoi et ils vous enver­ront les trans­crip­tions de mes réponses lors des tour­nois précé­dents », a lâché Aryna Sabalenka dès son arrivée en confé­rence de presse à Wimbledon.

Une décla­ra­tion qui a mis Sergiy Stakhovsky hors de lui. L’Ukrainien, ex‐31e joueur mondial, s’est lâché dans des propos accordés au Guardian.

« L’année dernière, Wimbledon a fait preuve d’une grande bravoure (en bannis­sant les joueurs russes et biélo­russes). Pourtant, un an plus tard, nous avons Sabalenka qui n’est pas disposée à répondre à une ques­tion directe, à savoir si elle condamne, en tant qu’in­di­vidu, les actes commis par son pays. On peut dire que l’année dernière, ils avaient peur pour leur famille, pour leurs proches, peur d’être pour­suivis dans leur pays. Mais pas un an et demi après le début de la guerre, alors qu’ils avaient la possi­bi­lité de partir et d’emmener leur famille avec eux. C’est bizarre. La façon dont Sabalenka se présente comme une victime dans cette situa­tion est juste pathé­tique. Je viens de perdre complè­te­ment le respect que j’avais pour certains joueurs avec qui j’ai joué. Pas en tant que joueur mais en tant qu’êtres humains. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.