Caroline Garcia : « Mes parents m’ont appelé la veille de mon premier tour à l’US Open. Je ne me suis pas posée la ques­tion de rentrer tout de suite à la maison. Mais j’étais très émue et je ne pouvais pas me concentrer »

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Battue le 29 août dernier par la Chinoise Wang (6−4, 6–1) au premier tour de l’US Open, alors qu’elle jouait gros en défen­dant une demi‐finale, Caroline Garcia ne s’était pas présentée devant la presse à l’issue de la rencontre. Elle avait annoncé un peu plus tard via un commu­niqué le décès de sa grand‐mère inter­venu avant son entrée en lice.

Invitée dimanche de l’émis­sion « Stephen Time » sur RMC, la numéro 1 fançaise est revenue sur ce moment très difficile. 

« Chacun gère ses deuils d’une manière diffé­rente. Mes parents m’ont appelé la veille de mon premier tour à l’US Open et parfois, c’est un peu diffi­cile à réaliser. Je savais que l’US Open en simple était une épreuve impor­tante donc sur le coup, je ne me suis pas posé la ques­tion de rentrer tout de suite à la maison. Tu restes un peu froide et tu te prépares pour ton match. Mais en fait, mon corps et surtout mon cœur étaient blessés. J’étais très émue et je ne pouvais pas me concen­trer. Je pensais que j’y arri­vais mais il y avait déjà le stress de l’US Open, je savais que c’était l’une de mes dernières cartouches pour me quali­fier pour le Masters. Je voulais aller sur le court, je savais que ma grand‐mère adorait me voir jouer et aurait voulu que je le fasse. Ça me donnait la moti­va­tion d’essayer d’aller au bout pour elle. Mais c’était impos­sible. Le cœur et le corps ont leurs raisons que l’on ne peut pas comprendre. Après que je sois sortie du tournoi en simple, j’ai voulu tout de suite rentrer pour retrouver ma famille. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.