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Légitime numéro 1 mondiale ?

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Avec un palmarès vierge de titre en Grand Chelem, Dinara Safina est une numéro 1 mondiale contestée.
Maintes fois critiqué, le système de calcul des points de la WTA est à nouveau sous le feu de certaines critiques. Mais qu’en pensent les joueuses ?

« Etre numéro 1 mondial, c’est quelque chose qui vient natu­rel­le­ment, en gagnant des grands titres. » Cette phrase de Roger Federer à la veille de la demi‐finale de l’Open d’Australie 2004 contre Juan Carlos Ferrero qui allait déter­miner la place de numéro 1 mondial résonne encore. Aujourd’hui, le tennis féminin n’est pas dans la même situa­tion que son homo­logue masculin puis­qu’il a connu en moins d’un an deux numéro 1 sans titres du Grand Chelem, Jelena Jankovic et Dinara Safina, actuel­le­ment à la tête de la hiérarchie. 

Ce n’est pas la première fois qu’une ou qu’un leader du tennis demeure une reine ou un roi sans couronne. Ivan Lendl, ex chicken, a été le premier exemple frap­pant, étant numéro 1 en 1983 devant John McEnroe et Jimmy Connors. En 1998, il y eu l’intermède de Marcelo Rios, défiant Pete Sampras jusqu’au Masters pour l’attribution du titre suprême de fin d’année. Amélie Mauresmo et Lindsay Davenport ont égale­ment occupé ce poste en 2004 et 2005. Mais chaque cham­pion a son histoire. Lendl a par la suite glané 8 titres du Grand Chelem, deve­nant une des réfé­rences des années 80. Davenport avait déjà trois majeurs dans sa collec­tion. Mauresmo a fini par décro­cher son Graal par deux fois en 2006. Il n’y a que Rios qui est resté éter­nel­le­ment ce monarque sans couronne.

Aujourd’hui, quand le système de points est plus à blâmer que les joueuses en elles‐mêmes, Safina se retrouve dans la situa­tion de Jankovic en fin d’année dernière. Des finales perdues en Grand Chelem, trois pour Safina, une pour Jankovic, et pour­suivie par Serena Williams qui se montre intrai­table dès que l’on parle de tour­nois majeurs. Critiquée, la course à la place de numéro 1 mondiale a trouvé quelques voix qui se sont élevées en avocates de la défense 

Serena Williams

« Je suis satis­faite de mes résul­tats et de ma victoire à Wimbledon. Je suppose que j’aurais dû gagner Rome et Madrid et faire mieux à Roland Garros pour être numéro 1. Mais je ne me plains pas. » 

Jelena Jankovic


« Je pense que je suis la meilleure et je dois toujours le penser. Mais si je dois choisir quelqu’un qui est dans la même veine, je dirais Serena. Elle bouge bien, elle est physique et elle est plus complète. Pour être numéro 1, vous devez avoir un jeu complet, et si vous voulez rester au top, vous devez battre les sœurs Williams. Je suis une des rares joueuses à avoir un tête‐à‐tête positif contre elles (3–4 contre Serena, et 5–4 contre Venus). Safina les a déjà aussi battues (1–3 contre Venus, 1–6 contre Serena). Pour être au sommet de la hiérar­chie, vous ne devez pas les lâcher d’une semelle. »

Elena Dementieva
« Nous travaillons beau­coup depuis quelques années afin d’améliorer le clas­se­ment. Il a progressé et il valo­rise davan­tage les tour­nois du Grand Chelem, c’est donc assez étrange de voir une numéro 1 mondiale sans titres majeurs. Mais tout le crédit en revient à Dinara. Elle a gagné telle­ment d’autres tour­nois. Elle mérite sa place, mais je suis sûre que si Serena continue à jouer comme elle fait dans les grands tour­nois elle lui prendra sa posi­tion prochainement. »

On le voit, même précédée de Dinara Safina, Serena Williams reste la fille à battre. Comme si son nom était syno­nyme de numéro 1 mondiale.

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