Ons Jabeur : « Certaines joueuses trouvent mon atti­tude étrange et se disent ‘pour­quoi fait‐elle ça ?’, mais j’es­saie toujours de dire : ‘si tu as besoin d’aide, je suis là’ »

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« Quand je l’ai vu la première fois, je me suis dit : ‘Wow, c’est la personne la plus gentille que j’ai jamais rencon­trée’ « , décla­rait Naomi Osaka lorsque Ons Jabeur rejoi­gnait son agence, Evolve.

Au cours de son inter­view accordée au Guardian, dans laquelle elle a notam­ment évoqué la possi­bi­lité de devenir mère, la Tunisienne est parti du cas Osaka pour parler de son atti­tude avec les autres joueuses du circuit. 

« Je comprends le combat que Naomi a mené (au sujet de la santé mentale des spor­tifs, ndlr). Je ne sais pas comment elle a réussi à s’en sortir. Mais j’es­saie toujours de dire aux autres joueurs : ‘si tu as besoin d’aide, je suis là’. Certains joueurs trouvent mon atti­tude étrange et se disent ‘pour­quoi fait‐elle cela ?’ Mais cela vient d’un cœur pur. Ce n’est qu’un tournoi de tennis, ce n’est pas une ques­tion de vie ou de mort. En dehors du court, il n’est pas néces­saire d’être dur. Il suffit d’être gentil et souriant parce qu’il faut en profiter au maximum. Sur le terrain, je suis complè­te­ment diffé­rente. Je vais me battre jusqu’à la fin du match pour gagner, mais quand je te serre la main, c’est fini et on passe à autre chose. Je comprends tout à fait que d’autres joueurs choi­sissent de ne pas être comme ça, mais ma person­na­lité fait que j’aime sourire et rire avec tout le monde ».

Ce n’est pas pour rien si Ons Jabeur est surnommé « ministre du bonheur ». 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.