Wim Fissette, coach de Naomi Osaka : « On entend des histoires sur des joueuses qui ne parlent pas pendant deux jours après une défaite. Ce n’est pas ce que nous voulons et même si je ressens sa décep­tion, je sais qu’elle est réaliste »

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Lors d’une inter­view accordée à Tennis Sweet Spot, Wim Fissette a expliqué son travail spéci­fique avec la quadruple lauréate en Grand Chelem, Naomi Osaka, revenue sur le circuit en début d’année après une absence de plus d’un an (durant laquelle est devenue maman). 

« Nous venons juste d’avoir notre conver­sa­tion (après la défaite contre Samsonova à Madrid) et c’est toujours diffi­cile. Je ressens sa décep­tion, mais je sais aussi qu’elle est très ration­nelle et qu’elle comprend. Elle espère un succès immé­diat, mais elle est aussi réaliste sur le fait que cela peut prendre plus de temps. En tant qu’en­traî­neur, j’es­saie toujours de trouver les mots justes, et c’est proba­ble­ment la partie la plus diffi­cile de mon travail, parce qu’en voyant une joueuse si déçue après sa défaite, il n’y a pas de mots justes… Vous devez juste trouver comment entamer la conver­sa­tion, c’est la clé, et passer à autre chose le plus rapi­de­ment possible. On entend des histoires sur des joueuses qui ne parlent pas pendant deux jours, mais ce n’est pas ce que nous voulons. Nous voulons pour­suivre le processus le plus rapi­de­ment possible. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.