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Djokovic tire la sonnette d’alarme après la suspen­sion de Sinner : « Simona Halep, Tara Moore et d’autres joueurs moins connus ont dû lutter bien plus pour obtenir quelque chose. Je crois que le temps est venu de revoir tout le système »

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Tennis : Us Open 2024 -

Depuis Doha où il va retrouver Matteo Berrettini au premier tour, Novak Djokovic a commenté l’ac­cord entre l’Agence mondiale anti­do­page (AMA) et Jannik Sinner, ayant abouti à une suspen­sion de trois mois pour le numéro 1 mondial. 

Après avoir dénoncé un « deux poids deux mesures » et révélé le ressenti général dans le vestiaire au sujet de cette affaire, l’homme aux 24 titres du Grand Chelem a fait passer un message fort aux instances chargés de la lutte contre le dopage. Une décla­ra­tion rapportée par L’Equipe :

« Simona Halep, Tara Moore et d’autres joueurs moins connus ont dû lutter bien plus pour obtenir quelque chose, voire ont été suspendus. Et ça a parfois duré des années. Je crois que le temps est venu de revoir tout le système car il a prouvé qu’il ne fonc­tion­nait plus. J’espère que dans un futur proche toutes les gouver­nances du tennis se mettront d’ac­cord pour trouver une meilleure façon de gérer ces cas. Ce manque de cohé­rence et de trans­pa­rence renforce le senti­ment général d’in­jus­tice. On nous dit qu’on dispose d’un ‘temps raison­nable’ pour indi­quer la source d’une conta­mi­na­tion. Mais c’est quoi un temps raison­nable ? Pour l’ins­tant, je sens que plus personne n’a confiance dans ce système. Maintenant, nous verrons ce qu’il va se passer. Et il faut se rappeler que Swiatek et Sinner étaient n° 1 quand c’est arrivé. Ce n’est pas bon pour notre sport. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.