Le gros aveu de Rublev : « Dans ces moments‐là, tu ne vois plus rien, tu n’en­tends plus rien, tu ne penses même pas aux consé­quences. Même si tu te fais du mal à toi‐même, tu n’en tiens pas compte. Et puis, cinq minutes après… »

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Lors d’une inter­view accordée à Eurosport, dans laquelle il a avoué se sentir parfois « comme un gamin » sur le court, Andrey Rublev a évoqué ses coups de sang récur­rents sur le court, où il en vient parfois à s’automutiler. 

« Quand tu n’ar­rives pas à gérer un surplus de stress et d’adré­na­line et que tout déborde, c’est le pire. Dans ces moments‐là, tu ne vois plus rien, tu n’en­tends plus rien, tu ne penses même pas aux consé­quences de tout ça. Même si tu te fais du mal à toi‐même, tu n’en tiens pas compte. Et puis, cinq minutes après, tu réalises ce que tu as fait. Et là, vrai­ment, tu te sens vrai­ment mal. D’autant plus que, parfois, les gens autour de toi s’en fichent un peu de ton ressenti. Ils viennent pour se divertir, passer un bon moment, ils ont assez de problèmes à la maison et ils assistent à un ‘drama’ alors qu’ils viennent juste pour décon­necter. Vraiment, je me sens super mal à chaque fois. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.