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Monfils défend le tennis fran­çais : « Combien de pays rêve­raient d’avoir autant de joueurs que nous dans le classement ?»

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Arnaud Bantquin

Les Bleus vivent une saison très compli­quée. Pour la première fois depuis 1978, aucun joueur fran­çais ne s’est qualifié pour les 8es de finale d’un Grand Chelem. Autre événe­ment inédit, un seul fran­çais atteint les quarts de finale du Moselle Open. Il s’agit de Gaël Monfils, qui a tenu à défendre ses amis en confé­rence de presse. Ils sont 10 dans le top 100. 

« Il faut arrêter avec ce truc de zéro Français en fin de tournoi. Est‐ce que les gars qui ont perdu étaient favoris de leur match ? Je ne suis pas sûr. Je trouve dur de pointer ça du doigt. C’est déjà assez dur de perdre. Tout le monde cherche à gagner, on ne fait pas exprès de perdre. Oui, peut‐être qu’on performe moins cette semaine. Oui, peut‐être que ça ira mieux la semaine prochaine. Oui, c’était compliqué en Grand Chelem cette année. Mais ce n’est pas une fin en soi. Combien de pays rêve­raient d’avoir autant de joueurs que nous dans le clas­se­ment ? On est une grande nation de tennis, même si de temps en temps c’est un peu plus dur. Il ne faut pas trop nous monter quand on joue bien et il ne faut pas trop nous pointer du doigt quand on perd. Cela fait mal et on espère que ça chan­gera rapi­de­ment. La période a été compli­quée, mais on va revenir », promet Monfils, qui affronte Nikoloz Basilashvili ce vendredi à 18h pour une place dans le dernier carré.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.