Cédric Pioline sur la sépa­ra­tion entre Djokovic et Ivanisevic : « Quand bien même ils ont fait leur commu­niqué de presse où tout le monde est beau, gentil et s’aime pour toujours, ce timing interpelle »

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« Faut‐il s’in­quiéter pour Novak Djokovic, actuel­le­ment sans coach ? ». C’est la ques­tion posée par nos confrères de L’Équipe suite à la sépa­ra­tion qui fait tant parler entre le numéro 1 mondial et son coach depuis 2019, Goran Ivanisevic, qui s’est d’ailleurs récem­ment exprimé sur les raisons de ce divorce.

Interrogé par le quoti­dien sportif fran­çais, l’an­cien 5e joueur mondial et actuel direc­teur du Masters 1000 de Paris, Cédric Pioline, estime que cette fin de colla­bo­ra­tion arrive à un moment étrange. 

« Novak avait trouvé une forme d’équi­libre avec Goran (Ivanisevic), pour une asso­cia­tion fruc­tueuse en termes de victoires et de records. Le fait que la sépa­ra­tion inter­vienne à la suite d’une forme de contre­per­for­mances et au fait qu’il joue très peu depuis le début de l’année (3 tour­nois disputés) est un peu étrange. Quand bien même ils ont fait leur commu­niqué de presse où tout le monde est beau, gentil et s’aime pour toujours, ce timing inter­pelle. Roger Federer a tiré sa révé­rence, Andy Murray est proche de tirer le rideau et Rafael Nadal n’est pas là : je pense qu’il a donc perdu des repères de riva­lité natu­rels qui l’ac­com­pa­gnaient depuis vingt ans. Il les a tous dépassés et il y a proba­ble­ment une forme de décom­pres­sion, d’accomplissement. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.