La descente aux enfers d’Andre Agassi : « Je prenais l’une des drogues les plus addic­tives qui existent. J’essayais de me faire du mal vu que je détes­tais ma vie. Je la détes­tais parce que je ne savais pas qui j’étais »

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Rolex Masters Paris 2018 - Andre Agassi - USA

Si Andre Agassi a déjà tout expliqué dans sa très belle et poignante auto­bio­gra­phie sortie en 2009, Open, l’oc­tuple vain­queur en Grand Chelem est revenu sur une période très sombre de sa vie alors qu’il était au sommet du tennis mondial. 

« C’est arrivé à l’au­tomne 1997. J’étais au plus bas, j’étais tombé de la première place mondiale, je prenais du crystal meth. Parlons en termes réels, pour l’amour de Dieu, je prenais l’une des drogues les plus addic­tives, des drogues récréa­tives, qui existent, j’es­sayais de me faire du mal vu que je détes­tais ma vie. Je la détes­tais parce que je ne savais pas qui j’étais, je ne l’avais pas choisie, y avait‐il une contra­dic­tion dans le bien qui en décou­lait ? Oui, quand j’ai acheté une maison pour mes parents, et que j’ai acheté une autre maison pour untel et untel, et que j’ai eu, ces contra­dic­tions que je devais récon­ci­lier, mais je ne pouvais pas les récon­ci­lier avant d’avoir bouclé la boucle. Cela signi­fiait regarder l’abîme, cela signi­fiait se sentir si inutile qu’une rafale de vent vous empor­te­rait dans le vide », a déclaré celui que l’on surnomme le Kid de Las Vegas lors de son passage sur le podcast de son compa­triote Andy Roddick. 

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.