Marc Rosset sur le niveau actuel du circuit : « Auger‐Aliassime, on n’en parle même pas, je me demande comment il est encore là. Ces gars‐là peuvent performer, mais aussi perdre contre des mecs, tu ne comprends pas pourquoi… »

34676

Réputé pour ne pas avoir sa langue dans sa poche, Marc Rosset, ancien 8e mondial et vain­queur des Jeux Olympiques de Barcelone en 1992, n’a pas trahi sa répu­ta­tion dans une récente inter­view accordée à L’Équipe.

Interrogé sur le regard qu’il portait sur le Top 10 actuel ainsi que sur le niveau moyen des meilleurs joueurs, le Suisse n’a pas épargné grand monde. 

« À l’époque où Roger Federer domi­nait le clas­se­ment, le top 10 bougeait rare­ment. Des gars comme Nadal, Djokovic, Murray, Cilic ou Stan (Wawrinka) étaient bien installés. Ces mecs perfor­maient régu­liè­re­ment dans les Grands Chelems. Le gars qui était huitième, s’il remplis­sait son contrat en allant en quarts, il restait dans le top 10. Quand je regarde le clas­se­ment actuel, au‐delà du top 5, ce n’est pas assez constant en Grand Chelem pour s’ins­taller dura­ble­ment. Taylor Fritz y est pour sa finale à l’US Open. Andrey Rublev joue beau­coup, mais il a du mal en Grand Chelem. Casper Ruud fait une saison moyenne. Et derrière… Tsitsipas, il brille quelque part et il se prend un deuxième tour à Wimbledon, puis il fait finale ailleurs. C’est trop décousu. Shelton c’est « up and down » toute la saison. Tiafoe, c’est pareil. Musetti est capable de gagner un tournoi mais peut passer à côté telle­ment souvent. Auger‐Aliassime, on n’en parle même pas, je me demande comment il est encore là. Ces gars‐là peuvent performer, mais aussi perdre contre des mecs, tu ne comprends pas pourquoi… »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.