« Sinner a un problème. Et c’est un petit peu trop simpliste de mettre ça unique­ment sur le dos des condi­tions de jeu à Shanghai. Alcaraz lui mange le cerveau », estime Benoît Maylin

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Dans une chro­nique publiée par l’émis­sion « Sans Filet » de Winamax, le jour­na­liste Benoît Maylin a donné un avis tranché après l’abandon de Jannik Sinner face à Tallon Griekspoor au troi­sième tour du Masters 1000 de Shanghai. 

« Sinner a un problème. Mais c’est un petit peu trop simpliste de mettre ça unique­ment sur le dos des condi­tions de jeu à Shanghai. Les crampes sont plus une bles­sure mentale que physique, liée au stress. Et du stress, le Sinner, il en bouffe depuis 18 mois. Il y a eu l’his­toire du vrai faux dopage. La puni­tion de 3 mois. Son image est cornée. Ses balles de match en finale à Roland‐Garros. Le virus inconnu de Cincinnati. La finale bizarre de l’US Open. Et Alcaraz qui lui grignote le cerveau jusqu’à l’amener à vouloir changer son tennis. Ça fait beau­coup. Et même si Sinner ne montre rien, ça mouline furieu­se­ment dans sa caboche. Certainement plus que dans celle d’Alcaraz qui est plus instinctif. Et il y a la place de numéro 1 à récu­pérer. Et vu l’écart de points, il lui fallait déjà conserver son titre à Shanghai. Et essayer de rester invin­cible jusqu’à la fin de la saison comme il l’avait fait l’an dernier. Et le souci, c’est que Griekspoor n’était pas du tout d’ac­cord. En résumé, le problème de Sinner, ce n’est pas la chaleur, c’est Carlitos. Et ça, ça le ronge de l’intérieur. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.