Swiatek sur les sanc­tions contre les Russes : « J’ai entendu dire qu’a­près la Seconde Guerre mondiale, les joueurs alle­mands n’étaient pas auto­risés, tout comme les Japonais et les Italiens »

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Alors que la Fédération britan­nique de tennis (LTA) et Wimbledon ont cédé sous la pres­sion de l’ATP et de la WTA en mettant fin au bannis­se­ment des joueurs russes et biélo­russes, la numéro 1 mondiale Iga Swiatek a fait une décla­ra­tion parti­cu­liè­re­ment forte au micro de la BBC. Extrait.

« Après la Seconde guerre mondiale, les joueurs alle­mands n’étaient pas auto­risés, tout comme les (joueurs) japo­nais et italiens. J’ai l’im­pres­sion que ce genre de chose montre­rait au gouver­ne­ment russe que cela ne vaut peut‐être pas la peine. Nous ne sommes que des athlètes, un petit morceau du monde, mais le sport est assez impor­tant et le sport a toujours été utilisé à des fins de propa­gande. Le tennis, depuis le début, pour­rait faire un peu mieux pour montrer à tout le monde que les joueurs de tennis sont contre la guerre. Il n’a pas vrai­ment suivi cette voie et main­te­nant ce serait assez injuste pour les joueurs russes et biélo­russes de les suspendre, car cette déci­sion aurait dû être prise il y a un an », a regretté la Polonaise, qui aurait aimé que les instances spor­tives réagissent plus ferme­ment dès les premières offen­sives russes en Ukraine. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.