Angel Ruiz‐Cotorro, docteur de Nadal : « Nous sommes très satis­faits et si nous respec­tons les délais de récu­pé­ra­tion, je pense qu’il pourra se rétablir »

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Grand absent de cette édition 2023 de Roland‐Garros à cause d’une bles­sure au psoas contractée lors de son élimi­na­tion au 2e tour de l’Open d’Australie en janvier dernier, Rafael Nadal a été opéré vendredi dernier avec l’ob­jectif de revenir sur le circuit en 2024 pour une poten­tielle dernière saison. 

Son médecin personnel, Angel Ruiz Cotorro, présent pour l’ar­thro­scopie à Barcelone et revenu à Paris pour s’oc­cuper des joueurs espa­gnols, a donné des nouvelles impor­tantes à l’ATP.

« Nous sommes arrivés à cette situa­tion pour diffé­rentes raisons. Nous avions un problème central – blesser un muscle n’est pas la même chose que blesser un tendon. Lorsque nous l’avons soumis à des charges impor­tantes, le tendon n’a pas réagi parce qu’il n’était pas assez fort. La déci­sion d’opérer a été prise récem­ment. Nous avons essayé toutes les options conser­va­trices, ce qui est la façon dont ces bles­sures sont norma­le­ment trai­tées. Mais quand la situa­tion ne fonc­tionne pas, il faut prendre des déci­sions. Je suis heureux parce que nous avons fait ce que nous voulions… Nous sommes très satis­faits et si nous respec­tons les délais de récu­pé­ra­tion, je pense qu’il pourra se réta­blir. La préci­pi­ta­tion n’est jamais une bonne idée. C’est cinq mois, mais nous ne cher­chons pas à fixer une date précise. Nous avons de grandes chances de réussir. Toute la partie restante du tendon est saine et va se régé­nérer, mais elle a besoin de temps pour se régé­nérer et doit être traitée de manière à ce que cela se produise. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.